Les Rencontres Femmes d’Histoire

15 ème édition des Rencontres Femmes d’Histoire

 

 

Le lien entre féminisme et écologie

La question de la naissance du patriarcat que l’on situe autour de 4000 ans avant Jésus-Christ est étroitement à la disparition des futures pratiquées par les femmes dans la plupart des civilisation, avec la découverte au Néolithique de l’origine de la procréation et est symbolisée par l’apparition du soc qui et venu remplacer les pratiques agricole féminines fait de petites parcelles et la naissance de l’élevage.

L’éco féminisme et une pensée qui rejoint la préservation de la nature et droit des femmes est née du constat que la nature et la femme sont victimes de la domination masculine, selon Françoise d’Eaubonne, femme de lettre et romancière, et féministe libertaire qui a crée, en 1978, le mouvement Ecologie-Féminisme selon le paradigme que l’écologie et le féminisme transcendent le politique. A l’heure ou les questions du climats et dans un tel état d’urgence et où l’humanité et dans une impasse de développement, la la question de l’éco-féminisme propose une réelle alternative de société. C’était le thème de cette 19 édition des Rencontres Femmes d’Histoire qui se sont déroulées samedi dans la salle de théâtre des Quinconces .

Début des conférences :

Sabrina Dahache : la  transition environnementale,  de nouveaux enjeux des rapports sociaux entre les femmes et les hommes DSC01878rec

Dans la matinée, Sabrina Dahache, docteur en sociologie, est intervenue sur le thème transition environnementale et sociale, nouvel enjeux des rapports sociaux entre les femmes et les hommes en première partie. Sabrina Dahache est chercheuse rattachée au pôle de recherche et innovation ASEPT Bourgogne France-Compté et associée au LISST-CNRS. Ses recherches portent sur les reproductions et les transformations du genre et des inégalités sociales, abordées au prisme des mondes agricoles et ruraux, de l’environnement et de la santé. Elle est l’auteure de La féminisation de l’enseignement agricole. Sociologie des rapports de genres dans le champs des formations professionnelles, Paris, L’Harmattan, 2012, Les femmes dans le monde rural. De l’ombre à la lumière, in Daniel Ricard et Raymond Woeessner, Les espaces de la france rurale, collection de géographie Atlande, 2018. Consultante et Experte sur le Développement et le Genre. Auteure de L’évolution de la place des femmes en agriculture au prisme des rapports familiaux de production, 2015, in Pierre Gasselin, Jean- Philippe Choisis, Sandrine Petit,  François Purseigle et Sylvie Zasser (dirs.)

 

 

Celle-ci a présenté son exposé avec un double constat :

-Les attentes à l’égard de l’agriculture et de l’alimentation ne semblent pas limitées

-les utopies d’une alimentation saine et du risque zéro comme le souhait d’une agriculture durable et protectrice des écosystèmes n’ont jamais été aussi marquées.

Puis de ce constat d’une alternative à la production conventionnelle marquée par une participation des femmes qui en sont les actrices majoritaire, elle a tenté de répondre à cette question : comment comprendre que les inégalités subies par les agricultrices et les injustices qui s’abattent sur elles ne soient pas mises en cause et ne font pas l’objet d’une indignation alors même qu’elles participent à la transition sociale et agro environnementale ?C comment l’invisibilité de leurs actions et engagements n’est pas connue, reconnue, dénoncée et contestée ?

Une intervention qui s’est faite en trois temps :

  1. La construction progressive des idéologies, des actions et des politiques
  2. Les conséquences des contradictoires sur les inégalités femmes-hommes en agriculture
  3. Les innovation des agricultrices au cœur de la transition sociale et paléoenvironnementale.
  1. La construction progressive des idéologies, des actions et des politiques publiques sur les questions d’environnement d’environnement liés à l’agriculture, contradictions et ambiguités

-une longue marche linéaire allant de l’ignorance vers la connaissance et la reconnaissance

Une histoire marquée par des dynamiques divergentes et des conflits d’intérêt.

Dans les sphères publiques et politico-administratives, des sujet stratégiques se sont progressivement imposés : sur fond de scandales sanitaires et environnementaux, à travers des mouvements sociaux et des débats publics, plus formellement avec le rapport Bruntland ( 1987) et institutionnellement avec les sommets de la terre et COPs

Une série de programmes d’action et de politiques publiques transversales ont été prises : des règles prescrites ( au niveau constitutif) ( COPs, OCDE, etc) sous forme de lois, des mesures internationales et des transpositions nationales, des plans d’actions nationaux et régionaux ( au niveau adaptatif) traduits en dispositifs (niveau de l’opérationnalisation)

Ainsi différentes mesures ont été prises dans différents pays :

-En France : des dispositifs de préservation des écosystèmes, des mécanismes d’évaluation et de contrôle, des procédures négociées et participatives en vue d’une efficacité de l’action publique sur agroécologie

-Au Maroc et en Tunisie : des politiques publiques sur la sécurité alimentaire , la gestion de l’eau ou encore l’aménagement et la conservation des terres agricoles, des diapositifs locaux reposant sur des partenariat entre ONG, associations, groupements de développement agricoles, la patrimonialisation des production agricoles, les luttes contre la désertification et la pauvreté apparaissent comme l’autre face de ces politiques nationales et locales.

-Au Brésil : des mesures contre le déboisement de l’Amazonie, des politiques publiques sur le changement climatique et la conversation de la biodiversité, des plans et des programmes ponctuels centrés sur les forêts.

Contradictions et ambiguités

Quand aux disparités Nord/Sud : il apparaît des contradictions au cœur des nouvelles régulations, depuis leur fondement idéologique , depuis leur conception jusqu’à leurs application, des incertitudes, des informations manquantes et disparates, des expertises toujours trop partielles et insuffisantes, ainsi que des intérêts antagonistes, voire incompatibles.

Les contradictions et les ambiguités qui apparaissent constituent des choix impossibles entre développement économique, la protection de la nature et le social, des enjeux très conflictuels et la naissance de stéréotypes féminins/masculins : soucis de produire plus pour réduire les inégalités en matière d’accès à l’alimentation, le concept du « produire moins mais autrement » pour la sécurité alimentaire. les impacts de l’agriculture sur l’environnement, les avancées produites par le secteur de l’agriculture et l’apparition de modèles de production plus écologique, la meilleure gestion des ressources naturelles et la réduction des risques environnementaux, le développement constant de la paupérisation des territoires ruraux qui accroit l’exode agricole et donc la disparition des exploitations agricoles, les installations «  hors cadre familial » de plus en plus nombreuses renouvelant deux modèles productifs en opposition avec l’agro-business et l’agriculture biologique, des atteintes économiques, sociales et environnementale qui creusent les écarts entre les femmes et les hommes en agriculture, la dépendance envers des politiques publiques qui reculent, les firmes phytosanitaires, les transnationales agro-industrialo-alimentaires et la grande distribution.

2. Quand à la question des inégalités entre les femmes et les hommes en agriculture constitue le trou noir  de résolution des problèmes agroenvironnementaux et des référents des politiques publiques des collectivités territoriales ou encore des associations de défense de l’environnement.

Les inégalités hommes femmes en agriculture se trouvent dans l’accès aux bien communs ( savoirs, formation qualifiantes, statut, droits, etc.) aux organisations professionnelles agricoles, la participation politique et l’environnement institutionnel et marchand., d’autre inégalités émergent dans la construction et la gestion de la transition environnementale des mondes agricoles, l’accès aux nouvelles techniques et un nouveau pouvoir économique, qui chose surprenante, semble ne concerner que les hommes.

Par exemple dans l’adoption des règles et normes politico administratives, l’implication dans les procédures participatives et l’accès aux dispositifs institutionnels, financiers et incitatif et sur le fait qu’elle requièrent des apprentissages, comportent des coûts et nécessitent une maitrise des stratégies de compromis.

3. Les innovations des agricultrices au cœur d’une transition sociale et agroenvironnementale

Pour Sabrina Dahache, celles-ci ont des « manières de produire de transformer et de faire à l’encontre des logiques et des sens imposés » et proposent des « innovations sociales, techniques et économiques qui portent les germes de modèles de développement alternatifs ».

Et de conclure : «  tous ces éléments mènent à un nouveau rapport entre agriculture développement développement environnement santé » qui doit passer par la valorisation des pratiques afférentes à la sécurité alimentaire, la création de collectifs féminins, de réseaux et groupes d’action, le développement de systèmes de production et de transformation agroalimentaire plus écologiques, endogène et diversifiés, la valorisation des produits dans des circuits de proximité etc

2ème partie : l’exemple du Sénégal, le mouvement

Nous sommes la solution

En deuxième partie Mariama Sonko , agricultrice au Sénégal, présidente du mouvement Nous Sommes la Solution, Célébrons l’Agriculture Familiale Africaine Africaine au Sénégal est intervenue pour présenter son mouvement. On ne peut que s’incliner devant une telle forte d’opposition réussie pour avoir trouvé une solution à l’impasse à l’impasse au modèle d’agriculture conventionnel . Très bonne oratrice et convaincante, celle-ci milite depuis 25 ans, son mouvement regroupe 12 associations dans cinq pays et 500 organisation de femmes et d’alliés, soient 75000 personnes. Le modèle agricole proposé par le mouvement est écologique ment viable et il faut savoir qu’en Afrique l’agriculture familiale représente 70% de la production agricole Africaine.

L’agroécologie proposée par Nous sommes la solution est basé sur trois axes : promouvoir les savoirs et les pratiques androgènes transmises par nos ancêtres, influencer les décisions par la prie en compte de l’écologie, valoriser l’agriculture familiale.

Le rôle de la femme

Celle-ci évoqua le rôle de la femme dans à la conservation des semences paysannes et la reproduction des grandes techniques héritées des ancêtres et avoir été la première à entrer dans la résistance et à sélectionner de nouvelles graines et à mettre un point d honneur à assurer la variété : «  un milliers de variété ont été crées par les femmes », indique-t-elle. Aujourd’hui c’est le manque de semence qui est synonymes de pauvreté et le stockage des semences est assurée par les femmes. Ce qui est le garant de la biodiversité largement pratiquée en Afrique mais aussi au refroidissement de la planète car c’est l’agriculture intensive qui entraine le déboisement. Un intervenant est venu remarquer que si autrefois les pays développement faisaient plus moins la leçon aux pays du tiers-monde et africaine leur assurant que l’on pouvait leur assurer une abondance alimentaire, aujourd’hui « le modèle Sénégalais nous donnent l’exemple en proposant solutions locales transposable au domaine global et qui peut être une solution pour l’Europe ». Les pays africains sont, par ailleurs, les seuls à vraiment montrer l’exemple et à résister à Monsanto et au Glyphosate ; Il aussi été question de la motivation des femmes à contester l’agriculture-conventionnelle d’autant plus qu’elles subissent une marginalisation dans l’agriculture globale à résister aux modèles dominants. Celles ci ont une grande volonté de résister aux lobby et à la grande distribution et son pour les circuits cours » a détaillé Sabrina Dahache.

Le poids des multi-nationales

Et d’informer sur une réalité par Mariama Sonko : « en Afrique les multinationales profitent des campagnes électorales pour imposer leur produits. Il est très difficile de lutter contre elles car elles font pression sur les politiques. Nous devons plaidoyer auprès des décideurs et aller sensibiliser les acteurs à la base en organisant des conférences. Et de sensibiliser sur la place de la femme, au niveau de l’appropriation à la terre et de bonne qualité car souvent on laisse les terres pauvres aux femmes ». Puis il a été question de l’agriculture française, ce à quoi Mariama Sonko à prévenu u danger sur les risques que des financiers l’achètent : «  si c’est le cas on risque de tuer l’agriculture française ». Les terres où on a utilisé des produits chimiques son complètement appauvries, la seule solution est d revenir à l’agroécologie pour refaire pousser ces terres. Autre question sur la manière d’évietre les lobbys : «  Nous créons des réseaux et nous sommes en bonne collaboration avec les décideurs politiques » à conclut Mariama Sonko pour cet échange avec le public.

Après-midi : table ronde

 

L’après-midi une table ronde s’est déroulée avec quatre intervenantes : Amandine Fresnay, viticultrice à Marçon, Eloïse de Beaucourt, agricultrice bio à Coulans sur Gée, Mariama Sonko : agricultrice au Sénagal, présidente du mouvement Nous Sommes la Solution, Célébrons l’Agriculture Familiale Africaine Africaine au Sénégal et Stéphanie Pageot, ingénieure en agriculture, éleveuse bio en Loire-Atlantique, ancienne présidente de la fédération Nationale de l’agriculture biologique ( 2013-2018).

 

Table ronde : de gauche à droite

 

Amandine Fresnay, viticultrice à Marçon

 

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Eloïse de Beaucourt, agricultrice bio à Coulans sur Gée.

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Evelyne Delaistre, présidente des Rencontres Femmes d’Histoire ( première photo)

En quatrième sur la première photo et en troisième sur la deuxième : Nassira El Moaddem, journaliste et directrice du Bondy Blog.

Mariama Sonko : agricultrice au Sénagal, présidente du mouvement Nous Sommes la Solution, Célébrons l’Agriculture Familiale Africaine Africaine au Sénégal.

 

Stéphanie Pageot, ingénieure en agriculture, éleveuse bio en Loire-Atlantique, ancienne présidente de la fédération Nationale de l’agriculture biologique ( 2013-2018)

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Les freins liés au genre

En préambule il a été question de la valorisation de leur professions, et de la connotation du terme « paysanne  ». Celles-ci ont au contraire que le terme était porteurs d’une image positive : «  c’est qui appartient à son pays et qui a noble rôle, celui de préserver le patrimoine et de citer l naissance de sa vocation de son père qui était considéré comme «  fou » car il plantait beaucoup d’arbres et était antispéciste même pour un insecte : « Pour lui rien n’était plus important que de préserver la vie aujourd’hui on s’aperçoit qu’il était visionnaire »  affirmait Mariama Sonko. Le terme de « métier passion » et de pratiquer la première médecine u monde ont aussi été évoquées. Quand au fait d’être des femmes, certain préjugés on la vie dure : « Les femmes n’ont pas le droit d’entrer dan le chai ( lieu de fabrication du vin) car on pense que cela fait tourner le vin, «  c’est plus difficile de faire sa place même si on ne m’a pas empêchée de m’installer » détaillait Amandine. Pour Héloïse «  femme et agriculture sont complètement collés ». Pour Stéphanie il subsiste des résistances : «  une femme sur un tracteur ça ne passe pas », autre exemple : «  j’ai fêté le départ à la retraite d’un agriculteurs. Sa femme n’a pas été considérée, elle-même comme retraitée, elle s’est justifiée en disant qu’elle ne faisait que la comptabilité et la traite des vaches alors que c’est l’activité principale ». Pour Mariama, le principal obstacle est le « retrait prématuré de l’éducation des filles » ; autre difficulté : « l’époux ne va permettre de lui laisser l’autonomie en raison de l’infidélité collées aux femmes, le travail des femmes et vu comme une fuite de responsabilités familiale», enfin « l’absence de ressources financières et l’attribution de mauvaises terres » sont également des barrières à l’installation des femmes en agriculture.. Aussi les tâches administratives sont souvent dévolues aux femmes ( sur 2500 agricultrice, 35% s’occupent des tâches administrative, « l’équilibre entre vie personnelle et travail a également été évoqué ( actuellement en négociation avec les collectivités territoriales ». La précarité est aussi très importante : 85% ds femmes qui travaillent dans l’agriculture sont en CDD avec des temps partiels subis, même s’il y a u des avancée comme le congé maternité aligné sur les autres même si 40% des femmes ne le prennent. Héloïse affirmait par exemple ne pas avoir régulièrement de salaire et d’attendre de bonnes récoltes pour pouvoir à subvenir aux besoin de sa famille alors que pour attirer les jeunes il faut davantage de perspectives. concernant le bio, il est d’un commun accord qu’il devrait bénéficier d’une vraie reconnaissance sociale car les « outils utilisés ne détruisent pas l’écosystème et permet de fertiliser la terre » ; « l’agri-écologie pousse également à la créativité et à la réflexion  ».Pour Stéphanie il est important d’avoir des modèles féminins, « il faut les rendre visibles, ce ont couvent des femmes jeunes et très diplômées, avant ‘en faire une action il faut encore qu’il aie une reconnaissance de l’existence de la profession. Et qu’elle s’investissent dans les organisations professionnelles car bien souvent elle n’ont pas le temps Faire émerger des groupes de femmes ».

la question de la légitimité a ensuite été évoquée : «  j’ai une difficulté à prendre la parole en public, parfois je ne sens pas à ma place, j’ai envie de changer l’agriculture car je me suis aperçue que les décideurs masculins en général étaient moins compétents que je ne le croyais », remarquait Stéphanie. Pour Maryama la question se pose moins vue la portée de sa voix et son fort charisme et « du fait que j’ai eu une éducation à ne pas accepter à me soumettre aux hommes », expliquait-elle.

Pourquoi le choix du bio ?

La femme était l’auteure de cette pratique, son rôle ancestral était nourricier vis à vis de sa famille et de tout être sur terre en préservant l’environnement, avec la conservation de la semence paysanne, même au niveau des chevaux et de ‘attelage les cultures sont proches que pratiquaient les Indiens d’Amérique. Dont les pays où on pratique l’agroécologie il y a des hommes qui vivent jusqu’à plus de cent ans en pleine forme et qui travaillent encore, il y a beaucoup moins de maladies. On peut avoir jusqu’à trois ou quatre greniers d’avance qui ne sont pas consommés, alors que dans les zones d’agriculture intensive et conventionnelles, on trouve beaucoup de malades, handicapés et on ne parvient à assurer les besoins alimentaires pour 6 mois de la famille car les terres sont complètement appauvries et jamais ressourcées ;

Au niveau des freins du bio : si on trouve toujours les tensions de la part des autorités et des industriels d’autres mesures sont aussi insidieuses : « comme l’interdiction de l’utilisation de certains produits qui ne sont pas autorisés pour l’usage vétérinaire, comme des huiles essentielles », détaillait Stéphanie.. Aussi on manque de travail de recherche . Aussi il faut que nous retrouvions de l’autonomie afin de permettre aux pays du sud de retrouver la leur et de plus avoir besoin d’OGM» expliquait Stéphanie. Pour Maryama : «  on a rendu les paysans dépendant des semences extensives et des produits sanitaires ».

Le mot de la fin, il faut oser : «  ça ne peut pas ne pas marcher » a conclu Héloïse.

Débat avec le public.

Stéphanie, a fait la remarque que « le bio ce n’est pas qu’un grand marché, c’est aussi l’équitable et un projet de société avec des valeurs sociétales et humaines » et a regretté « que les grands surfaces et les industriels s’en soient emparés ». Un intervenant a justement remarqué qu’autrefois nous donnions des leçons au pays dits du tiers monde et qu’aujourd’hui’ hui c’est inverse. Notre société doit se reprendre en main et signer des pétitions. Les aides à l’agriculture conventionnelle ont également été évoquées : 10 millions d’euros soit 98% des aides par an vont à cette agriculture, « est-ce qu’il ne faudrait pas inverser la tendance et changer à distorsion de concurrence ? », au regard des coût de dé-pollution de l’eau et de la progression de maladies ( cancers , diabète…), il n’est pas sûr qu’à long terme le coût à aider le bio ne soit pas un ne soit pas rentable si on ne considère que ce critère. Autre problème : les syndicats ne sont pas favorable au développement du bio, même si la Confédération paysanne reste la lus progressiste.

Autre arguments pour les anti-bio : « Le bio ne pourra pas nourrir toute l’humanité ». «  Laisser le sud la production de agriculture vivrière et de produire leurs aliment ; ce n’est pas pas un problème de répartitions mais de quantité, l’agroécologie est la seul solution à l’impasse de la production industrielle. Argument cité : les gens qui ne meuvent se nourrir aujourd’hui sont les paysans et ce sont pourtant eux dont cet la profession, c’est donc notre système qui a un problème ; Il serait nécessaire de faire une étude transversale pour voir les gens qui pourraient favoriser ce changement de pratiques. Mariama a conforté cette vison des choses en rapelalnt « que l’agroécologie permet d’accumuler plusieurs années de récoltes alors que dans l’agriculture conventionnelle on est toujours dans la faim. Cette agriculture prend en compte la vie de la terre et teste les semences rentables ce qui permet un bon rendement » .Ont également la question du micro-crédit et de la compatibilité avec l’agroécologie, la question du Brésil où on trouve un gros mouvement féministe de femmes militant pour l’afro-écologie , la question d’un masculin qui ne serait pas capable de changement, « constat effrayant » évoqué par une femme de l’assistance. Mariama a évoqué une nature féminine qui serait nourricière, qui se donne corps et âme pour nourrir sa famille alors qu’il est difficile de faire sortir les hommes de l’agriculture conventionnelle et de la quête de gagner toujours plus d’argent. Enfin il a été remarqué que l’agriculture bio était en retard par rapport à l’étranger même si les règlementations est la même à échelle européenne, or le consommateur français n’achète pas de bio s’il n’est pas français. L’objectif serait de passer en France de 8% de surface agricole bio à 15%. Vie d’ailes.

 

 

 

 

 

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