J’ai été élevée dans une culture scientifique. Petite, les sciences et surtout l’astronomie m’intéressaient beaucoup, même si j’ai un profil plus littéraire. Mon rêve aurait été d’être ethnologue ou sociologue.   Mes influences scientifiques jouent un grand rôle dans cette exposition puisque sur le plan des sciences dites ” dures”, j’ aie quand même sélectionné treize “Femmes d’exception”.  Certaines étaient des scientifiques modèles pour ma mère, d’autres  sont des exemples pour ma soeur, elle aussi férue de sciences,   j’ai voulu en ajouter d’autres qui m’intéressaient également. Et puis de fil en aiguille j’ai trouvé de nombreux parcours qui méritaient d’être évoqués. Bien sûr je ne vais pas toutes les peindre, ce serait bien trop long, mais j’ai décidé de leur dédier une page où je mettrais soit mes tableaux soit des photos de celles que je voudrais faire connaître sans toutefois passer par le châssis et le pinceau. Il va de soi que cette liste n’est pas exhaustive.

 

 

 



1 Jeanne Goodall (née en 1934)
Jane Goodall est une primatologue et ethnologue britannique. Elle est la première à découvrir que les chimpanzés utilisent des outils pour s’alimenter.

 
 
 
  Et pour en savoir plus :
Ma vie avec les chimpanzés de Jane Goodall, collection médium poche, date de parution 1989, édition école des loisirs.

Depuis l’enfance, Jane Goodall ne désire qu’’une chose : comprendre les animaux. Mais comment commencer ? Comment en vivre ? Une fois le bac en poche, sa mère lui conseille d’entrer dans une école de secrétariat. Elle lui assure qu’une bonne secrétaire peut toujours trouver du travail, et partout dans le monde. Jane enchaîne les petits boulots à Londres. Certains sont même plutôt très amusants. Mais la jeune fille les considère comme une étape. Elle guette sa chance. La chance se présentera une première fois un mercredi matin sous la forme d’une lettre d’une ancienne camarade de classe l’invitant à passer des vacances au Kenya. Jane doit beaucoup travailler et faire de terribles économies pour s’’offrir le billet. Ses efforts et son obstination paieront. Sur place, un anthropologue et paléontologue a besoin d’une secrétaire. En vérité, il est très impressionné par les vastes connaissances de la jeune fille sur la faune et la flore africaines. C’est ainsi qu’a commencé l’histoire de Jane Goodall, celle d’une jeune fille qui s’’est donné les moyens d’une vie passionnante. Elle raconte dans ce livre son parcours depuis Bournemouth jusqu’à la réserve de Gombe et sa rencontre avec les chimpanzés.

2 Valentina Terechcova (née en 1937)
Valentina Terechcova est la permière cosmonaute soviétique,  la première femme à avoir effectuée un vol dans l’espace et la seule  à l’avoir fait en solitaire à ce jour. Agée à l’époque de 26 ans, elle est également à ce jour la plus jeune femme à avoir réalisé un vol dans l’espace

 

 
 
 

Et pour en savoir plus :

Bonjour, cosmos ? : Par Valentina Terechkova et Valeri Bykovski ( le pilote du vol de 1963). édition 1963 Préface de Youri Gagarine ( premier homme de l’espace). Traduit du russe, Éditeurs français réunis Condé-sur-Escaut

3 Marie Curie ( 1867-1934)
Avec son mari elle étudie les radiations radioactives sur la base des radiations de Bequerel . Ils découvrent ainsi le radium et le polonium, 900 et 400 fois plus radioactifs que l’uranium. Elle est la première femme à avoir reçu le prix Nobel et la seule femme à en avoir reçu deux.

Et pour en savoir plus :
Marie Curie biographie par Jeanine Trotereau, date de parution le 13/05/2011 Edition Gallimard.

Historienne, journaliste, auteur d’ouvrages relevant de l’histoire, de l’architecture, du tourisme, de la gastronomie et des traditions populaires, Janine Trotereau, après une remarquable biographie de Louis Pasteur (Gallimard, 2008), donne ici la version la plus achevée de la vie de Marie Curie. « On lui a rendu hommage en donnant à des rues, des lycées, des écoles, des universités, son nom généralement associé à celui de son époux, Pierre, disparu prématurément trois ans après qu’ils ont reçu, ensemble, le prix Nobel de physique pour leur découverte du radium. Et cette mort tragique d’un compagnon de vie et de recherches au crâne fracassé, brillant scientifique fauché dans la fleur de l’âge, renforce encore l’image d’une femme stoïque, au deuil éternel, sorte de sainte laïque, de Vierge de la science, libre, seule contre tous, entièrement consacrée à son grand ouvre, la radioactivité. Et cela d’autant plus que la célèbre “baraque en bois” qui lui servit à ses débuts de laboratoire, éternellement décrite dans les gazettes de l’époque avec force détails sordides, a contribué à faire d’elle une sorte d’humble Cosette, de victime de la science face aux Thénardier de la physique et de la chimie de son temps. » Evitant brillamment les clichés, retouchant une image jusqu’alors caricaturalement déformée, Janine Trotereau dépeint avec une mordante analyse la vie de cette scientifique première en tout qui brava l’Académie des sciences et le conformisme ambiant. D’une grande justesse de ton, fertile en citations passionnantes, cette évocation vigoureuse et sensible retient l’essentiel de la masse des documents, des théories et des faits relatifs à son sujet. Au terme de cette passionnante biographie, tout aussi accessible qu’extrêmement référencée, c’est une autre image de Marie Curie qui prend forme. Celle d’une femme vivante et sportive qui danse, plaisante, aime, enfante, travaille avec acharnement et enseigne avec passion. Par sa clarté et sa rigueur, ce Marie Curie est un modèle rarement atteint de biographie scientifique.
-Marie Curie – Portrait intime d’une femme d’exception, par Barbara Goldsmith (Auteur) Paru en juin 2006 Biographie (broché)

Nous connaissons tous le mythe de Marie Curie, immigrante polonaise pauvre, parvenue, après des années de travail acharné, à identifier le radium et le polonium et à décrire les propriétés radioactives des atomes. Au-delà de ce mythe, ce livre passionnant raconte la vie d’ une femme, chercheuse et mère, en butte au machisme de la communauté scientifique, ayant lutté toute sa vie pour être reconnue, malgré ses deux prix Nobel. Barbara Goldsmith nous explique ainsi toute l’importance des travaux de Marie Curie, dont les découvertes ont eu des conséquences majeures dans le domaine de la médecine, notamment dans le traitement des cancers.
-Films
– film, de nationalité française, allemande, polonaise
Marie Curie, de Marie Noëlle, avec Karolina Gruszka, Arieh Worthalter, Charles Berling Drame

-Marie Curie une femme honorable, d’après le livre de Françoise Giroud. Comédie dramatique, française, durée 1h 33min, de Michel Boisrond, avec Marie-Christine Barrault, Catherine Gandois, Roger van Hool plus-Madame Curie, 19 mai 2009, 2h 04min, genre : Biopic, Drame, Romance de Mervyn LeRoy, avec Walter Pidgeon, Greer Garson, Henry Travers
La destinée de Marie Curie, l’une des figures majeures de la science contemporaine, qui découvrit le radium avec son mari Pierre.
-Marie Curie au delà du mythe, 25 mai 2016 en VOD, de Michel Vuillermet, nationalité française
-Téléfilms :
-Marie Curie une femme sur le front, téléfilm historique français, sortie 2013, français, réalisé par Alain Brunard, avec Benoît Strulus, Dominique Reymond, Epona Guillaume, Fabio Zenoni, Fanny Dumont, Laurent Bateau, Olivier Massart, Patrick Descamps

4 Margareth Hamilton ( née en  1936)
Margareth Hamilton est une informaticienne à la tête de l’équipe qui développa le logiciel de vol pour les missions Apollo de la NASA pour la prise en charge de la navigation et l’aterrissage sur la Lune. Sans son travail l’homme n’aurait jamais floué le sol lunaire.

5 Rosalind Elsie Franklin (1920-1958 )
Rosalind Franklin est une biologiste britannique. Elle a participé de manière déterminante à la découverte de la structure en double hélice de l’ADN. Rosalind Franklin, elle est  la grande oubliée du prix Nobel ( tout comme sept autres chercheuses)  et l’exemple parfait du travail féminin non reconnu.

 

 

 
Et pour en savoir plus :
Rosalind Franklin, Rosalind Franklin, la Dark lady de l’ADN , de Brenda Maddox (Auteur) Paru le 14 juin 2012 Biographie (broché), édition des femmes, Antoinette Fouque.

Le nom de Rosalind Franklin est peu connu. On lui doit pourtant l’une des découvertes les plus importantes du XXe siècle : l’ADN. Dans cette biographie, Brenda Maddox s’attache à réparer cette injustice et retrace l’histoire de cette remarquable biologiste moléculaire britannique, qui aboutit par ses recherches à la découverte de l’ADN, sans pour autant obtenir la reconnaissance de ses pairs. En effet, ses travaux ont été repris par James Watson qui s’est attribué les résultats de ses recherches en les publiant sous son propre nom. En 1958, Rosalind Franklin meurt d’un cancer ovarien à l’âge de 37 ans. Quatre ans plus tard, James Watson reçoit le prix Nobel pour la découverte de l’ADN. Suivant un ordre chronologique, l’auteure dresse le portrait d’une femme extrêmement brillante et indépendante, mêlant détails de sa vie intime et exemples de ses contributions scientifiques. Le récit est enrichi d’extraits de ses correspondances personnelles avec ses amis et sa famille, ainsi que de plusieurs photographies. Rosalind Franklin fut la cible du sexisme et de l’antisémitisme de ses collègues, qui contribuèrent à lui donner une réputation de femme frustrée et caractérielle, qui par ailleurs lui survécut longtemps. Cette biographie est donc un hommage posthume qui réhabilite la mémoire de Rosalind Franklin, en tant que scientifique, mais aussi en tant que femme.
 
 

6 Maryam Mirzakhani (1977-2017)

 Maryam Mirzakhani est une  mathématicienne iranienne. Elle est la seule femme à avoir reçu la médaille Field  ( équivalent du prix Nobel) pour avoir mis en relation plusieurs disciplines mathématiques sur la base de son étude sur les surfaces de Riemann.

 

7 Françoise Barré Sinoussi ( née en 1947)
Françoise Barré-Sinoussi et une chercheuse française en virologie. Elle a reçu le prix  Nobel pour la découverte du VIH. Elle est présidente  de la première société indépendante de chercheurs contre le VIH.

Et pour en savoir plus :
Pour un monde sans SIDA – Un combat partagé de Françoise Barré-Sinoussi (Auteur) Paru le 22 février 2012 Essai (broché), édition : Albin Michel

Seule Française vivante couronnée par un prix Nobel, Françoise Barré-Sinoussi relate dans ce livre d’entretiens avec François Bouvier ses débuts dans le monde captivant de la science ainsi que les étapes qui l’ont amenée, avec ses collègues, à prouver l’existence d’un virus, le LAV, devenu VIH, dans la maladie du SIDA. Décrivant les étapes minutieuses de la découverte et de la probation du virus, qui s’est d’abord heurtée au scepticisme de la communauté scientifique, elle revient sur le prix Nobel de médecine, qu’elle a obtenu avec Luc Montagnier en 2008. Avec une grande vivacité, et sans langue de bois, elle nous parle également de son combat actuel pour faire régresser la maladie, de ses engagements, ses espoirs et ses inquiétudes pour l’avenir ainsi que de tous les obstacles qui se dressent encore aujourd’hui pour venir à bout de cette maladie. À travers son parcours, ses émotions, ses questions, c’est tout un pan de l’histoire contemporaine des sciences et de la société qui s’ouvre à nous.

8 Catherine Vidal (née en  1951)
Catherine Vidal est une neurobiologiste française et directrice de recherche à l’institut Pasteur. Elle est l’auteure de plusieurs ouvrages sur la plasticité cérébrale qui remettent en question le déterminisme biologique.

Et pour en savoir plus :
Le cerveau évolue-t-il au cours de la vie ? de Catherine vidal, éditions Le Pommier , paru le 17/09/2010.

Quelles découvertes révolutionnaires les neurosciences ont-elles faites pour remiser aux oubliettes les anciennes théories qui prétendaient que tout était joué avant six ans ? Qu’est-ce que la plasticité cérébrale ?Quel rôle joue-t-elle dans les processus d’apprentissage ? Comment aide-t-elle le cerveau à se réparer ? Surtout, comment celui-ci s’adapte-t-il aux événements qui rythment, notre vie ? Les Petites Pommes du savoir. Des réponses brèves, claires et sérieuses aux questions que vous vous posez sur le monde.
 
9. Emilie du Châtelet ( 1706-1749)
Emilie du Châtelet est une femme de lettres et de sciences française. Elle est connue pour avoir traduit l’oeuvre de Newton et à avoir fait connaître celle du physicien Leibniz. Elle a entretenu une liaison de quinze ans avec le philosophe Voltaire.
 
Et pour en savoir plus :

Emilie du Châtelet, par Florence Mauro, Éditeur : Plon paru le 20/02/2006.

Eprise de liberté, Emilie du Châtelet incarne la passion des sciences et des lettres au XVIIIe. Mathématicienne reconnue, férue de littérature et d’opéra, elle est le grand amour de Voltaire. Pour le protéger de ses ennemis, elle l’héberge au château de Cirey qui devient alors le centre de l’Europe des Lumières. Une intense correspondance s’établit avec Frédéric II de Prusse. Les amants de Cirey sont de tous les débats de ce temps : définir la nature du feu, valider les théories de Newton, ou suivre les tribulations d’une expédition scientifique au pôle nord. Femme d’esprit et de cœoeur, sincère et aimante, telle est Emilie du Châtelet, dont Voltaire, ” le premier des Emiliens “, disait : ” Il faut, pour lui faire sa cour, lui parler métaphysique quand on voudrait parler d’amour.”

-Les passions d’Emilie, par Elisabeth Badinter, date de parution mars 2006 Editeur Gallimard jeunesse Collection Albums Jeunesse.

Émilie du Châtelet n’était pas une petite fille modèle, mais elle devrait être un modèle pour toutes les jeunes filles. Très tôt, elle se passionne pour les arts du spectacle et les sciences, échappant ainsi au triste sort que le XVIIIe siècle naissant réserve encore à la gent féminine, puis elle rencontre Voltaire, avec qui elle vivra une longue passion, écrit un traité de physique, traduit Newton et joue brillamment la comédie. Il fallait une femme comme Élisabeth Badinter, philosophe nourrie par les idées de Simone de Beauvoir, pour faire littéralement revivre cette Émilie au tempérament bien trempé. Une langue simple et des illustrations très documentées offrent une vision pas simpliste du tout d’une femme libre, amoureuse passionnée de la vie et des hommes… Ça nous change des sempiternelles tartes à la crème façon Comtesse de Ségur !

10  Ada Lovelace ( 1815-1852)
Ada Lovelace est une pionnière dans le domaine informatique. Son travail avec Charles Babbage et sa machine analytique doublé de  son développement de l’algorythme pour calculer  les nombres de Bernouilli fait d’Ada Lovelace le premier programmeur au monde.Le langage Ada qui s’est fait connaître aux USA dans les années 80 est en hommage à cette grande scientifique.

Et pour en savoir plus :
Ada Lovelace et la programmation informatique, document jeunesse
Auteur Jean-Paul Soyer Editeur Sorbier Date de parution mai 1998 Collection Eureka

La vie et les travaux d’une pionnière de l’informatique : Ada de Lovelace, fille du poète Byron et mathématicienne.

10 Jacqueline Plessis ( 1947-1999)
Professeure de sciences physiques et de biologie, Jacqueline Plessis a créé tout un art de vivre autour des sciences . Dotée de capacités visionnaires et de qualités d’âme et  de sensibilité , elle défendait de belles et grandes idées. Elle a élevé ses trois enfants seule, sans faillir et  en complète autonomie

11 Amalie Emmy Noether ( 1882-1935)
Emmy Noether est une mathématicienne allemande. Elle s’est spécialisé dans l’algèbre  abstraite. Contrairement aux autres mathématiciens elle travaille directement dans les abstractions et plusieurs de ses confrères dont Einstein lui-même la considèrent comme “le plus grand génie mathématique de tout les temps”  et “le plus original”, notamment grâce au théorème de Noether qu’elle a développé. Ce théorème aussi important, que la théorie de la relativité , est considéré comme un monument des mathématiques. Il explique qu”il existe une équivalence entre les lois de conservation et l’invariance des lois physiques, c’est-à-dire des équations du mouvement d’un système, en ce qui concerne la symétrie . Les quantités sont conservées pour n’importe quel système de loi physiques possédant une symétrie. Au niveau de la physique théorique, le théorème remet en question le principe de conservation de l’énergie en montrant que l’énergie gravitationelle créée une force d’attraction.   Son apport en algèbre est également   révolutionnaire  avec sa Théorie des idéaux dans les anneaux,  ainsi  qu’en topologie algèbrique.

Et pour en savoir plus :

Les théorèmes de Noether, de Yvette Kosmann-Schwarzbach, éditeur : Ecole Polytechnique, paru le 17/09/2004.


Résumé :
Une traduction et un commentaire historique et scientifique : nouvelle édition contenant une traduction révisée et un commentaire revu et augmenté.
Cet ouvrage retrace les péripéties de la conception et de la diffusion d’un texte fondamental. Il s’adresse à tous ceux qui s’intéressent aux mathématiques et à la physique, ainsi qu’à leur histoire.
Texte fondamental établissant le lien entre symétries et lois de conservation des problèmes variationnels, l’article d’Emmy Noether, « Invariante Variations probleme » fut publié en 1918. D’une portée restée longtemps méconnue, il eut une influence considérable sur la physique moderne, après une saga d’oublis et de redécouvertes. Ce livre contient la première traduction de ce texte d’allemand en français.
Il contient aussi un commentaire approfondi, avec plus de trois cents références : les origines du problème, l’atmosphère scientifique à Göttingen lors des débuts de la Relativité Générale, la réception du travail de Noether par Klein, Hilbert, Weyl et Pauli, la curieuse fortune tant du premier que du second théorème, ainsi qu’un précis en termes modernes de l’article, et un chapitre sur ses prolongements mathématiques récents.

12 Claudie André-Deshays ( née en 1957)
Claudie André-Deshays est une femme  scientifique et  spanionaute Française. Diplômée d’un bac plus 19, elle est la seule française a avoir effectué un vol à bord de la station Mir et la première  européenne à avoir été déclarée apte à la fonction de commandement d’équipage à bord de la station internationale.

Et pour en savoir plus :

Une Française dans l’espace Broché , par le 1er septembre 1996, de Claudie André-Deshays et ‎ Yolaine de La Bigne (Auteur), édition Plon.


Première cosmonaute française, Claudie Haigneré (ex-André-Deshays) a accompli en août 1996 un vol de 16 jours dans l’espace. Elle a tenu son journal de bord où elle a noté ses observations, ses émotions, ses difficultés, ses expériences médicales, son existence à bord de la station Mir avec ses six compagnons. Ce document, qu’elle a livré dès son atterrissage, constitue la dernière partie de cet ouvrage, publié à l’issue de son premier vol, fruit de la rencontre de deux jeunes femmes aux états d’esprit et aux vies radicalement différentes. Curieuse de tout, Yolaine de la Bigne, piquante journaliste spécialisée dans les ” tendances “, a voulu savoir comment une Française a pu devenir cosmonaute. Ainsi s’est-elle attachée, avec la participation de Claudie Haigneré, à nous dévoiler le parcours exceptionnel de cette jolie Bourguignonne, née au Creusot en 1957. Bachelière à quinze ans, intelligente et tenace, travaillant jour et nuit comme médecin et chercheuse scientifique, elle a été sélectionnée en 1985 pour partir dans l’espace. Tout en expliquant l’univers fabuleux de l’aventure spatiale, les progrès de la médecine ou les projets de voyage vers Mars, Yolaine de la Bigne narre la vie de Claudie Haigneré, les épreuves de sélection, ses neuf ans d’entraînement à la Cité des Etoiles, dont elle a été de nouveau pensionnaire pour se préparer à son second vol en octobre 2001 dans le cadre de la mission franco-russe Andromède. Claudie André-Deshays, devenue l’épouse du cosmonaute Jean Haigneré dont elle avait été la ” doublure “, est l’une des rares cosmonautes habilitées à commander un vaisseau Soyouz.

-Plaidoyer pour réconcilier les sciences et la culture, broché, paru en 2010 Editeur : Le Pommier, collection : Le Collège de la Cité .

Lancé à l initiative de Claudie Haigneré, présidente d universcience – nouvel établissement de culture scientifique regroupant deux musées emblématiques, la Cité des sciences et de l industrie et le Palais de la découverte-, cet ouvrage collectif est un plaidoyer en faveur de la culture scientifique. Dans une époque où les avancées des sciences et les innovations technologiques sont les facteurs principaux du changement qui affecte notre environnement, notre monde, nos vies, il est devenu crucial de sceller une nouvelle alliance entre sciences et sociétés. Le livre est un appel à encourager le goût des sciences, à en faire partager les bonheurs, à instaurer la culture des sciences comme une composante à part entière de la culture tout court. Il est aussi un éloge du désir de savoir, passion humaine et fondement de la recherche. Le corps de l ouvrage est consacré aux principaux champs du travail scientifique : l univers, la matière, le vivant. Pour chacun de ces domaines, y compris les mathématiques apparemment les plus abstraites, des spécialistes français incontestés présentent les recherches récentes, dégagent les perspectives de la recherche à venir, et montrent en quoi celles-ci nous concernent tous, par ses impacts, par ses enjeux, par ses beautés. Cette capacité de la science et de la technologie à changer notre monde quotidien est également illustrée par des analyses des nouvelles technologies de l information, porteuses d une vraie mutation de civilisation. Le livre se conclut avec des ouvertures sur l enseignement des sciences et, plus largement, sur l éducation du futur où l intelligence des sciences et des techniques jouera nécessairement un rôle central.

 

13 Annie Jump Cannon ( 1863-1941)
Annie Jump Cannon est une astronome, physicienne et experte en photographie américaine. Grâce à sa mémoire visuelle, sa patience et son orgnisation, elle devient experte mondiale en classification des étoiles. Son système de classification des étoiles est toujours utilisé.

 
Et pour en savoir plus :

Sur les traces de Columbus, Scholar’s Choice Edition Paperback , 12 février 2015, de Annie Jump Cannon (Auteur)


Ce travail a été sélectionné par les chercheurs comme étant culturellement important, et fait partie de la base de connaissances de la civilisation telle que nous la connaissons. Ce travail a été reproduit à partir de l’artefact original, et reste aussi fidèle à l’œuvre originale que possible. Par conséquent, vous verrez les références de copyright d’origine, les timbres de bibliothèque (comme la plupart de ces travaux ont été conservés dans nos bibliothèques les plus importantes du monde), et d’autres notations dans le travail.Ce travail est dans le domaine public aux États-Unis d’Amérique et peut-être dans d’autres pays. Aux États-Unis, vous pouvez copier et distribuer librement ce travail, car aucune entité (individuelle ou d’entreprise) n’a de droit d’auteur sur le contenu de l’œuvre. En tant que reproduction d’un artefact historique, ce travail peut contenir des pages manquantes ou floues, des images médiocres, des marques errantes, etc. Les chercheurs croient, et nous sommes d’accord, que ce travail est suffisamment important pour être conservé, reproduit et rendu disponible au public.

14 Sophie Kovalevskaïa (1850-1891)
Sophie Kovalevskaïa est une mathématicienne russe de génie. Elle était également féministe,  communiste et nihiliste.

15  Elisabeth Hattie Alexander (1901-1968)
Elisabeth Hattie Alexander est une chercheuse en médecine américaine. Elle a identifié la résistance aux antibiotiques.

16  Hypathie d’Alexandrie
Née entre 355 et 370 selon les sources, Hypathie d’Alexandrie meurt assassinée par des chrétiens en 415. Elle est la première mathématicienne de l’histoire de l’humanité.

 
Et pour en savoir plus :
Les femmes et les mathématiques. D’Hypathie à Emmy Noether, de Joaquin Navaro, édition « Le monde est mathématique », RBA Paris, 2013

Les sciences dites dures restent dominées par les hommes. Directeur de l’Institut Henri Poincaré et lauréat de la médaille Fields, Cédric Villani estime que l’absence de modèles de référence explique la réticence des filles à aborder les mathématiques. C’est pourquoi il a demandé à son confrère Joaquín Navarro de sortir de l’ombre des femmes qui s’y sont illustrées. L’ouvrage propose treize portraits, à commencer par celui d’Hypatie d’Alexandrie (370-415), qui commenta les équations de Diophante et inventa un hygromètre. L’auteur consacre des pages passionnantes aux efforts de Sophie Germain (1776-1831) pour imposer ses découvertes sur l’élasticité des corps à l’Académie des sciences. On découvre aussi, entre autres figures oubliées, l’Américaine Julia Bowman (1919-1985), qui se consacra à la théorie des nombres. Espérons que ce type de livre destiné à l’édification des filles sera un jour inutile.

17  Yvonne Choquet-Bruhat ( née 1923)
Yvonne Choquet-Bruhat  est une mathématicienne et physicienne française. Celle-ci a trouvé les premières preuves mathématiques de solutions aux équations d’Einstein. Elle est la première femme à avoir été élue à l’académie des sciences.

 
Et pour en savoir plus :

Yvonne Choquet-Bruhat, Une mathématicienne dans cet étrange Univers : mémoiress, éditions : Odile Jacob , paru le 30novembre 2001.


« Dès que ma raison s’est éveillée, j’’ai désiré comprendre quelque chose de cet univers étrange où nous vivons, et de ce qu’y font les êtres humains, moi en particulier. J’ai flirté avec des domaines variés de la connaissance : sciences naturelles, physique, histoire, philosophie. Je suis finalement devenue une mathématicienne travaillant sur des problèmes posés par la physique. Comme l’ont expérimenté tous les chercheurs, une découverte, même minime, est toujours une grande joie, comme celle d’une terre inconnue. » Y. C.-B. Yvonne Choquet-Bruhat est la première femme élue à l’Académie des sciences. C’’est l’une des plus grandes mathématiciennes et physiciennes de notre temps. Elle nous livre ici un récit intime où s’’entremêlent vie personnelle, découvertes scientifiques et grande histoire. Ses recherches couvrent un domaine très large de la connaissance, allant de la première preuve mathématique de l’existence de solutions de la théorie relativiste de la gravitation d’Einstein à l’étude de la conversion d’ondes électromagnétiques en ondes gravitationnelles (ou l’inverse) au voisinage d’un trou noir.

18 Vera Rubin (1928-2016)
Véra Rubin est une astronome américaine qui a prouvé l’existence de la matière noire.

19 Hedy Lamarr ( 1914-2000)
Hedy Lamarr est une comédienne et inventrice au destin hors-norme et à la personnalité complexe qui ne cesse de se réinventer. Celle-ci est co-auteure   de l’invention de la “technique Lamarr” : un système de codage des transmissions, basée sur  le séquençage de fréquences entre émetteur et récepteur appelé “étalement de spectre” par saut de fréquence. Ce système est  toujours utilisé actuellement pour les  liaisons chiffrées militaires, les téléphones portables et la Wi-Fi.

Et pour en savoir plus :
 
« Ecstasy and Me », My Life As a Woman (livre en anglais). La folle autobiographie d’Hedy Lamarr, Charles Villalon (Traduction), paru le 15 mars 2018 en français , Biographie (broché) , année d’édition originale en 1966.

Note : Ecstasy and Me n’est pas une autobiographie. Le livre a été écrit par Leo Guild sans consultation de l’actrice. Hedy Lamarr a attaqué l’éditeur en justice pour les fausses affirmations contenus dans le livre. Il est donc difficile de savoir le vrai du faux mais à lire avec des “pincettes”.

20 Matilda Moldenhauer Brooks(1888–1
981)
Matilda Moldenhauer Brooks a été une biologiste et botaniste importante au 20e siècle. Après avoir obtenu un doctorat à Harvard, elle a fait de nombreuses recherches avec son mari Sumner Cushing Brooks. Dans les années 30, elle a découvert que le bleu de méthylène pouvait être un antidote au monoxyde de carbone et à un empoisonnement au cyanure.

21 Sophie Germain (1776-1831) est une mathématicienne, physicienne et philosophe française. Elle est connue pour le théorème d’arithmétique qui porte son nom, pour ses échanges avec le mathématicien Friedrich Gauss et pour ses travaux sur l’élasticité des corps.

Les oubliées du Nobel en sciences

-Esther Lederberg ( 1922-2006)
Esther Lederberg est une microbiologiste américaine qui a découvert la réplication de la culture bactérienne dans son centre de recherche ( son mari a eu le prix Nobel)

-Nettie Stevens ( 1861-1912)
Nette Stevens est une généticienne américaine. Elle a découvert que le sexe de l’enfant était déterminé par les chromosomes ( le prix Nobel a été décerné à son directeur)

-Lise Meitner (1878-1968)
Lise Meitner  est une physicienne autrichienne. Celle-ci  a découvert la fission nucléaire

-Cécilia Payne Gaposchkin (1900-1979)
Cécilia Payne Gaposchkin est une astronome anglo-américaine. Elle  a découvert que les étoiles sont constituées d’hélium et d’hydrogène. Un professeur la dissuade de publier un article, 5 ans plus tard il publie l’article et est Nobelisé.

-Mileva Maric Einstein (1875-1948)
Mileva Maric Einstein est une physicienne d’origine serbe et fut l’épouse d’Albert Einstein. Celui-ci avait pourtant toujours répété toujours répété que le succès de sa découverte ( il parlait de “notre” découverte) était autant liée aux découvertes de sa femme qu’à la sienne.

-Janine Séchaud qui ne s’est pas montrée assez ambitieuse…
Sans faire de bruit, Janine Séchaud a contribué à former de nombreux professeurs et professeures suisses, parmi lesquels le Prix Nobel 2017 de chimie, Jacques Dubochet. Janine Séchaud n’a pas fait de bruit, mais elle aurait pu. Elle avait obtenu un doctorat en physique dans les années 1950,  et pendant ses recherches, elle avait publié un gros article, qui résolvait une énigme de la biologie moléculaire des virus. Elle est morte en 2017.

– Jocelyn Bell ( née en 1943)
Jocelyn Bell est une astro-physicienne britannique. Elle est  à l’origine de la  découverte des pulsars, ( la découverte a été attribuée à son directeur de thèse).

Et pour en savoir plus :

An Introduction to the Sun and Stars, S. Jocelyn Bell Burnell, Cambridge University Press, 26 févr. 2004 – 373 pages


Compilé par une équipe d’experts, ce manuel a été conçu pour des cours universitaires élémentaires en astronomie et en astrophysique. Il commence par une discussion détaillée de notre étoile la plus proche, le Soleil, et décrit comment les physiciens du solaire en sont venus à comprendre son fonctionnement interne. Il examine ensuite comment les astronomes étudient les propriétés physiques de base et les cycles de vie des étoiles les plus éloignées, et culmine avec une discussion sur la formation d’objets exotiques tels que les étoiles à neutrons et les trous noirs. Écrit dans un style accessible qui évite les mathématiques complexes, et illustrée en couleur tout au long, ce livre est adapté pour l’auto-étude et fera appel à des astronomes amateurs ainsi que des étudiants de premier cycle. Il contient de nombreuses fonctionnalités d’apprentissage utiles telles que des résumés encadrés, des exercices d’étudiants avec des solutions complètes et un glossaire des termes. Le livre est également soutenu par un site Web hébergeant d’autres matériels pédagogique.

Vie d’Ailes.

-à lire également :

-Ni vues, ni connues, par le collectif Georgette Sand, éditions : Hugo Document (05/10/2017)
Pourquoi les noms comme les exploits des femmes n’’apparaissent-ils ni sur les plaques des rues ni dans les manuels scolaires ? N’’auraient-elles donc rien fait qui vaille la peine qu’’elles soient reconnues ?

Pourtant, de plus près, en balayant les légendes, en soulevant les tapis, en fouillant les placards, on découvre que l’Histoire qui est enseignée n’’a pas retenu le nom de la femme qui affirme l’’existence du système solaire avant Galilée, invente l’’art abstrait avant Kandinsky, ou théorise les pulsions de mort avant Freud…. Mais pourquoi, et surtout comment ?

En décortiquant les mécanismes qui ont fait tomber les 75 femmes de ce livre aux oubliettes, le collectif Georgette Sand met en lumière sur un ton décalé ce qui a été occulté, spolié ou fantasmé. Il révèle également que ce qui rend invisible n’’est pas une fatalité et peut même être désamorcé très simplement : pour être reconnues, il faut être connues, et pour être connues, il faut être vues.

 
-L’astronomie au féminin de Yaël Nazé (Auteur) Paru en décembre 2008 Essai (broché) édition Vuibert, collection Culture scientifique.


Plume d’Or 2006 du Prix Jean Rostand Prix Verdickt-Rijdams 2007

Académie royale de langue et littérature française de Belgique

Qui a découvert un nombre exceptionnel de comètes et d’astéroïdes ? Une femme. Qui a permis de comprendre comment est organisée la population des étoiles ? Une femme. Qui a découvert la loi permettant d’arpenter l’Univers, a trouvé des phares dans l’espace, a compris comment se forment les étoiles et a bouleversé notre vision de l’Univers ? Encore et toujours. une femme ! Pourtant, quand on doit citer un astronome « historique » au hasard, on pense le plus souvent à des hommes : Ptolémée, Galilée, Copernic ou, plus près de nous par exemple, Hubble. Certes, au cours des siècles, les femmes n’ont guère eu accès aux sciences en général et à l’astronomie en particulier mais ce n’est pas une raison pour croire en l’absence totale de contributions dues au beau sexe ! C’est ce que dévoile ici l’auteur. Loin de toute forme de féminisme enragé, on suivra le parcours de quelques scientifiques importantes qui, par hasard, ont en commun une particularité : leur sexe. L’ouvrage est construit suivant la trame thématique des grandes découvertes, chaque domaine donnant lieu à une description des phénomènes astronomiques concernés et à un récit où l’on retrouve les grandes figures féminines de l’astronomie.

-Trop belles pour le Nobel. Les femmes et la science de Nicolas Witkowski


Résumé : nul n’ignore que la science a longtemps été le domaine exclusif d’Homo mathematicus, que les femmes savantes sont ridicules et que les ingénieures ne sont pas légion. Mais si les sciences dures marchent à la testostérone, c’est aussi que leur histoire a été écrite par des hommes, attentifs à prouver par X + Y que les femmes sont génétiquement incapables de rigueur logique et d’abstraction.
Pour en finir avec cette histoire truquée où les femmes sont soit des curiosités de la nature, soit des muses, soit des potiches, l’auteur a préféré le mode de l’anecdote à celui de la grande synthèse théorique. De la femme de Cro-Magnon à Dian Fossey en passant par Émilie du Châtelet et Ada Lovelace, les héroïnes célèbres côtoient des inconnues non moins illustres, toutes témoignant de l’omniprésence des femmes au coeur de la science.
Ni pamphlet féministe, ni évaluation paternaliste de l’apport scientifique des femmes, cette galerie de portraits montre que la science a simultanément joué un rôle dans leur émancipation et dans leur marginalisation. Une façon pertinente et drôle de remettre à leur place les mythes sexistes qui voilent durablement, au préjudice de tous, la moitié féminine de la science.

V.D.

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