Femmes d’exception/ biographies/ classées

Sciences
1. Ma vie avec les chimpanzés de Jane Goodall, collection médium poche, date de parution 1989, édition école des loisirs.


Depuis l’enfance, Jane Goodall ne désire qu’’une chose : comprendre les animaux. Mais comment commencer ? Comment en vivre ? Une fois le bac en poche, sa mère lui conseille d’entrer dans une école de secrétariat. Elle lui assure qu’une bonne secrétaire peut toujours trouver du travail, et partout dans le monde. Jane enchaîne les petits boulots à Londres. Certains sont même plutôt très amusants. Mais la jeune fille les considère comme une étape. Elle guette sa chance. La chance se présentera une première fois un mercredi matin sous la forme d’une lettre d’une ancienne camarade de classe l’invitant à passer des vacances au Kenya. Jane doit beaucoup travailler et faire de terribles économies pour s’offrir le billet. Ses efforts et son obstination paieront. Sur place, un anthropologue et paléontologue a besoin d’une secrétaire. En vérité, il est très impressionné par les vastes connaissances de la jeune fille sur la faune et la flore africaines. C’est ainsi qu’a commencé l’histoire de Jane Goodall, celle d’une jeune fille qui s’est donné les moyens d’une vie passionnante. Elle raconte dans ce livre son parcours depuis Bournemouth jusqu’à la réserve de Gombe et sa rencontre avec les chimpanzés.
2. Bonjour, cosmos ? : Par Valentina Terechkova et Valeri Bykovski ( le pilote du vol de 1963). édition 1963 Préface de Youri Gagarine ( premier homme de l’espace). Traduit du russe, Éditeurs français réunis Condé-sur-Escaut

3. Marie Curie biographie par Jeanine Trotereau, date de parution le 13/05/2011 Edition Gallimard.


Historienne, journaliste, auteur d’ouvrages relevant de l’histoire, de l’architecture, du tourisme, de la gastronomie et des traditions populaires, Janine Trotereau, après une remarquable biographie de Louis Pasteur (Gallimard, 2008), donne ici la version la plus achevée de la vie de Marie Curie. « On lui a rendu hommage en donnant à des rues, des lycées, des écoles, des universités, son nom généralement associé à celui de son époux, Pierre, disparu prématurément trois ans après qu’ils ont reçu, ensemble, le prix Nobel de physique pour leur découverte du radium. Et cette mort tragique d’un compagnon de vie et de recherches au crâne fracassé, brillant scientifique fauché dans la fleur de l’âge, renforce encore l’image d’une femme stoïque, au deuil éternel, sorte de sainte laïque, de Vierge de la science, libre, seule contre tous, entièrement consacrée à son grand ouvre, la radioactivité. Et cela d’autant plus que la célèbre “baraque en bois” qui lui servit à ses débuts de laboratoire, éternellement décrite dans les gazettes de l’époque avec force détails sordides, a contribué à faire d’elle une sorte d’humble Cosette, de victime de la science face aux Thénardier de la physique et de la chimie de son temps. » Evitant brillamment les clichés, retouchant une image jusqu’alors caricaturalement déformée, Janine Trotereau dépeint avec une mordante analyse la vie de cette scientifique première en tout qui brava l’Académie des sciences et le conformisme ambiant. D’une grande justesse de ton, fertile en citations passionnantes, cette évocation vigoureuse et sensible retient l’essentiel de la masse des documents, des théories et des faits relatifs à son sujet. Au terme de cette passionnante biographie, tout aussi accessible qu’extrêmement référencée, c’est une autre image de Marie Curie qui prend forme. Celle d’une femme vivante et sportive qui danse, plaisante, aime, enfante, travaille avec acharnement et enseigne avec passion. Par sa clarté et sa rigueur, ce Marie Curie est un modèle rarement atteint de biographie scientifique.
-Marie Curie – Portrait intime d’une femme d’exception, par Barbara Goldsmith (Auteur) Paru en juin 2006 Biographie (broché)


Nous connaissons tous le mythe de Marie Curie, immigrante polonaise pauvre, parvenue, après des années de travail acharné, à identifier le radium et le polonium et à décrire les propriétés radioactives des atomes. Au-delà de ce mythe, ce livre passionnant raconte la vie d’ une femme, chercheuse et mère, en butte au machisme de la communauté scientifique, ayant lutté toute sa vie pour être reconnue, malgré ses deux prix Nobel. Barbara Goldsmith nous explique ainsi toute l’importance des travaux de Marie Curie, dont les découvertes ont eu des conséquences majeures dans le domaine de la médecine, notamment dans le traitement des cancers.
-Films
– film, de nationalité française, allemande, polonaise
Marie Curie, de Marie Noëlle, avec Karolina Gruszka, Arieh Worthalter, Charles Berling Drame


-Marie Curie une femme honorable, d’après le livre de Françoise Giroud. Comédie dramatique, française, durée 1h 33min, de Michel Boisrond, avec Marie-Christine Barrault, Catherine Gandois, Roger van Hool plus

-Madame Curie, 19 mai 2009, 2h 04min, genre : Biopic, Drame, Romance de Mervyn LeRoy, avec Walter Pidgeon, Greer Garson, Henry Travers
La destinée de Marie Curie, l’une des figures majeures de la science contemporaine, qui découvrit le radium avec son mari Pierre.


-Marie Curie au delà du mythe, 25 mai 2016 en VOD, de Michel Vuillermet, nationalité française


-Téléfilms :
-Marie Curie une femme sur le front, téléfilm historique français, sortie 2013, français, réalisé par Alain Brunard, avec Benoît Strulus, Dominique Reymond, Epona Guillaume, Fabio Zenoni, Fanny Dumont, Laurent Bateau, Olivier Massart, Patrick Descamps

Année : 2013

Nationalité française

4. Rosalind Franklin, Rosalind Franklin, la Dark lady de l’ADN , de Brenda Maddox (Auteur) Paru le 14 juin 2012 Biographie (broché), édition des femmes, Antoinette Fouque.


Le nom de Rosalind Franklin est peu connu. On lui doit pourtant l’une des découvertes les plus importantes du XXe siècle : l’ADN. Dans cette biographie, Brenda Maddox s’attache à réparer cette injustice et retrace l’histoire de cette remarquable biologiste moléculaire britannique, qui aboutit par ses recherches à la découverte de l’ADN, sans pour autant obtenir la reconnaissance de ses pairs. En effet, ses travaux ont été repris par James Watson qui s’est attribué les résultats de ses recherches en les publiant sous son propre nom. En 1958, Rosalind Franklin meurt d’un cancer ovarien à l’âge de 37 ans. Quatre ans plus tard, James Watson reçoit le prix Nobel pour la découverte de l’ADN. Suivant un ordre chronologique, l’auteure dresse le portrait d’une femme extrêmement brillante et indépendante, mêlant détails de sa vie intime et exemples de ses contributions scientifiques. Le récit est enrichi d’extraits de ses correspondances personnelles avec ses amis et sa famille, ainsi que de plusieurs photographies. Rosalind Franklin fut la cible du sexisme et de l’antisémitisme de ses collègues, qui contribuèrent à lui donner une réputation de femme frustrée et caractérielle, qui par ailleurs lui survécut longtemps. Cette biographie est donc un hommage posthume qui réhabilite la mémoire de Rosalind Franklin, en tant que scientifique, mais aussi en tant que femme.

5. Pour un monde sans SIDA – Un combat partagé de Françoise Barré-Sinoussi (Auteur) Paru le 22 février 2012 Essai (broché), édition : Albin Michel


Seule Française vivante couronnée par un prix Nobel, Françoise Barré-Sinoussi relate dans ce livre d’entretiens avec François Bouvier ses débuts dans le monde captivant de la science ainsi que les étapes qui l’ont amenée, avec ses collègues, à prouver l’existence d’un virus, le LAV, devenu VIH, dans la maladie du SIDA. Décrivant les étapes minutieuses de la découverte et de la probation du virus, qui s’est d’abord heurtée au scepticisme de la communauté scientifique, elle revient sur le prix Nobel de médecine, qu’elle a obtenu avec Luc Montagnier en 2008. Avec une grande vivacité, et sans langue de bois, elle nous parle également de son combat actuel pour faire régresser la maladie, de ses engagements, ses espoirs et ses inquiétudes pour l’avenir ainsi que de tous les obstacles qui se dressent encore aujourd’hui pour venir à bout de cette maladie. À travers son parcours, ses émotions, ses questions, c’est tout un pan de l’histoire contemporaine des sciences et de la société qui s’ouvre à nous.

6 . Emilie du Châtelet, par Florence Mauro, Éditeur : Plon paru le 20/02/2006.

Eprise de liberté, Emilie du Châtelet incarne la passion des sciences et des lettres au XVIIIe. Mathématicienne reconnue, férue de littérature et d’opéra, elle est le grand amour de Voltaire. Pour le protéger de ses ennemis, elle l’héberge au château de Cirey qui devient alors le centre de l’Europe des Lumières. Une intense correspondance s’établit avec Frédéric II de Prusse. Les amants de Cirey sont de tous les débats de ce temps : définir la nature du feu, valider les théories de Newton, ou suivre les tribulations d’une expédition scientifique au pôle nord. Femme d’esprit et de cœoeur, sincère et aimante, telle est Emilie du Châtelet, dont Voltaire, ” le premier des Emiliens “, disait : ” Il faut, pour lui faire sa cour, lui parler métaphysique quand on voudrait parler d’amour.”

-Les passions d’Emilie, par Elisabeth Badinter, date de parution mars 2006 Editeur Gallimard jeunesse Collection Albums Jeunesse.

Émilie du Châtelet n’était pas une petite fille modèle, mais elle devrait être un modèle pour toutes les jeunes filles. Très tôt, elle se passionne pour les arts du spectacle et les sciences, échappant ainsi au triste sort que le XVIIIe siècle naissant réserve encore à la gent féminine, puis elle rencontre Voltaire, avec qui elle vivra une longue passion, écrit un traité de physique, traduit Newton et joue brillamment la comédie. Il fallait une femme comme Élisabeth Badinter, philosophe nourrie par les idées de Simone de Beauvoir, pour faire littéralement revivre cette Émilie au tempérament bien trempé. Une langue simple et des illustrations très documentées offrent une vision pas simpliste du tout d’une femme libre, amoureuse passionnée de la vie et des hommes… Ça nous change des sempiternelles tartes à la crème façon Comtesse de Ségur !

7. Ada Lovelace et la programmation informatique, document jeunesse


Auteur Jean-Paul Soyer Editeur Sorbier Date de parution mai 1998 Collection Eureka
La vie et les travaux d’une pionnière de l’informatique : Ada de Lovelace, fille du poète Byron et mathématicienne.

8. Les femmes et les mathématiques. D’Hypathie à Emmy Noether, de Joaquin Navaro, édition « Le monde est mathématique », RBA Paris, 2013


Les sciences dites dures restent dominées par les hommes. Directeur de l’Institut Henri Poincaré et lauréat de la médaille Fields, Cédric Villani estime que l’absence de modèles de référence explique la réticence des filles à aborder les mathématiques. C’est pourquoi il a demandé à son confrère Joaquín Navarro de sortir de l’ombre des femmes qui s’y sont illustrées. L’ouvrage propose treize portraits, à commencer par celui d’Hypatie d’Alexandrie (370-415), qui commenta les équations de Diophante et inventa un hygromètre. L’auteur consacre des pages passionnantes aux efforts de Sophie Germain (1776-1831) pour imposer ses découvertes sur l’élasticité des corps à l’Académie des sciences. On découvre aussi, entre autres figures oubliées, l’Américaine Julia Bowman (1919-1985), qui se consacra à la théorie des nombres. Espérons que ce type de livre destiné à l’édification des filles sera un jour inutile.

et pour les plus calés : Les théorèmes de Noether, de Yvette Kosmann-Schwarzbach, éditeur : Ecole Polytechnique, paru le 17/09/2004.


Résumé :
Une traduction et un commentaire historique et scientifique : nouvelle édition contenant une traduction révisée et un commentaire revu et augmenté.
Cet ouvrage retrace les péripéties de la conception et de la diffusion d’un texte fondamental. Il s’adresse à tous ceux qui s’intéressent aux mathématiques et à la physique, ainsi qu’à leur histoire.
Texte fondamental établissant le lien entre symétries et lois de conservation des problèmes variationnels, l’article d’Emmy Noether, « Invariante Variationsprobleme » fut publié en 1918. D’une portée restée longtemps méconnue, il eut une influence considérable sur la physique moderne, après une saga d’oublis et de redécouvertes. Ce livre contient la première traduction de ce texte d’allemand en français.
Il contient aussi un commentaire approfondi, avec plus de trois cents références : les origines du problème, l’atmosphère scientifique à Göttingen lors des débuts de la Relativité Générale, la réception du travail de Noether par Klein, Hilbert, Weyl et Pauli, la curieuse fortune tant du premier que du second théorème, ainsi qu’un précis en termes modernes de l’article, et un chapitre sur ses prolongements mathématiques récents.

9. Une Française dans l’espace Broché , par le 1er septembre 1996, de Claudie André-Deshays et ‎ Yolaine de La Bigne (Auteur), édition Plon.


Première cosmonaute française, Claudie Haigneré (ex-André-Deshays) a accompli en août 1996 un vol de 16 jours dans l’espace. Elle a tenu son journal de bord où elle a noté ses observations, ses émotions, ses difficultés, ses expériences médicales, son existence à bord de la station Mir avec ses six compagnons. Ce document, qu’elle a livré dès son atterrissage, constitue la dernière partie de cet ouvrage, publié à l’issue de son premier vol, fruit de la rencontre de deux jeunes femmes aux états d’esprit et aux vies radicalement différentes. Curieuse de tout, Yolaine de la Bigne, piquante journaliste spécialisée dans les ” tendances “, a voulu savoir comment une Française a pu devenir cosmonaute. Ainsi s’est-elle attachée, avec la participation de Claudie Haigneré, à nous dévoiler le parcours exceptionnel de cette jolie Bourguignonne, née au Creusot en 1957. Bachelière à quinze ans, intelligente et tenace, travaillant jour et nuit comme médecin et chercheuse scientifique, elle a été sélectionnée en 1985 pour partir dans l’espace. Tout en expliquant l’univers fabuleux de l’aventure spatiale, les progrès de la médecine ou les projets de voyage vers Mars, Yolaine de la Bigne narre la vie de Claudie Haigneré, les épreuves de sélection, ses neuf ans d’entraînement à la Cité des Etoiles, dont elle a été de nouveau pensionnaire pour se préparer à son second vol en octobre 2001 dans le cadre de la mission franco-russe Andromède. Claudie André-Deshays, devenue l’épouse du cosmonaute Jean Haigneré dont elle avait été la ” doublure “, est l’une des rares cosmonautes habilitées à commander un vaisseau Soyouz.

-Plaidoyer pour réconcilier les sciences et la culture, broché, paru en 2010 Editeur : Le Pommier, collection : Le Collège de la Cité .

Lancé à l initiative de Claudie Haigneré, présidente d universcience – nouvel établissement de culture scientifique regroupant deux musées emblématiques, la Cité des sciences et de l industrie et le Palais de la découverte-, cet ouvrage collectif est un plaidoyer en faveur de la culture scientifique. Dans une époque où les avancées des sciences et les innovations technologiques sont les facteurs principaux du changement qui affecte notre environnement, notre monde, nos vies, il est devenu crucial de sceller une nouvelle alliance entre sciences et sociétés. Le livre est un appel à encourager le goût des sciences, à en faire partager les bonheurs, à instaurer la culture des sciences comme une composante à part entière de la culture tout court. Il est aussi un éloge du désir de savoir, passion humaine et fondement
de la recherche. Le corps de l ouvrage est consacré aux principaux champs du travail scientifique : l univers, la matière, le vivant. Pour chacun de ces domaines, y compris les mathématiques apparemment les plus abstraites, des spécialistes français incontestés présentent les recherches récentes, dégagent les perspectives de la recherche à venir, et montrent en quoi celles-ci nous concernent tous, par ses impacts, par ses enjeux, par ses beautés. Cette capacité de la science et de la technologie à changer notre monde quotidien est également illustrée par des analyses des nouvelles technologies de l information, porteuses d une vraie mutation de civilisation. Le livre se conclut avec des ouvertures sur l enseignement des sciences et, plus largement, sur l éducation du futur où l intelligence des sciences et des techniques jouera nécessairement un rôle central.
10 « Ecstasy and Me », My Life As a Woman (livre en anglais). La folle autobiographie d’Hedy Lamarr, Charles Villalon (Traduction), paru le 15 mars 2018 en français , Biographie (broché) , année d’édition originale en 1966.


Note : Ecstasy and Me n’est pas une autobiographie. Le livre a été écrit par Leo Guild sans consultation de l’actrice. Hedy Lamarr a attaqué l’éditeur en justice pour les fausses affirmations contenus dans le livre. Il est donc difficile de savoir le vrai du faux mais à lire avec des “pincettes”.
11 Annie Jump Cannon
Sur les traces de Columbus, Scholar’s Choice Edition Paperback , 12 février 2015, de Annie Jump Cannon (Auteur)


Ce travail a été sélectionné par les chercheurs comme étant culturellement important, et fait partie de la base de connaissances de la civilisation telle que nous la connaissons. Ce travail a été reproduit à partir de l’artefact original, et reste aussi fidèle à l’œuvre originale que possible. Par conséquent, vous verrez les références de copyright d’origine, les timbres de bibliothèque (comme la plupart de ces travaux ont été conservés dans nos bibliothèques les plus importantes du monde), et d’autres notations dans le travail.Ce travail est dans le domaine public aux États-Unis d’Amérique et peut-être dans d’autres pays. Aux États-Unis, vous pouvez copier et distribuer librement ce travail, car aucune entité (individuelle ou d’entreprise) n’a de droit d’auteur sur le contenu de l’œuvre. En tant que reproduction d’un artefact historique, ce travail peut contenir des pages manquantes ou floues, des images médiocres, des marques errantes, etc. Les chercheurs croient, et nous sommes d’accord, que ce travail est suffisamment important pour être conservé, reproduit et rendu disponible au public.

2. Sociologie/ethnologie
1. Une pensée en mouvement Broché, paru le 19 mars 2009 , par Françoise Héritier, édition Odile Jacob


” Dans ma jeunesse, j’étais plus intéressée par l’ailleurs et l’autrefois, que par l’ici et le maintenant… Ma rencontre avec Claude Lévi-Strauss a changé ma vie, en m’orientant vers l’anthropologie sociale. Je n’ai ni la prétention ni la naïveté de croire que l’anthropologie sert directement à changer les mentalités, mais elle participe à la vie de la Cité, tant par sa réflexion que par ses actions, et mobilise son savoir dans des domaines nouveaux qu’il lui faut baliser : le rapport entre les genres masculin et féminin, le changement des formes de la vie sexuelle, conjugale, familiale, l’avenir de la recherche, les rapports entre communautés, les difficultés de la jeunesse, la constitution de l’identité et de l’altérité par le regard, etc. Il s’agit aussi, dans ces pages, de rapprocher des imaginaires, de faire comprendre des milieux et des itinéraires, de retracer le cours d’une pensée dont je crois pouvoir dire qu’elle est, toujours et encore, en mouvement”, F.?H. Ce livre retrace, à partir d’entretiens, la carrière de celle qui a succédé à Claude Lévi-Strauss au Collège de France et a poursuivi et développé sa théorie et ses recherches sur la parenté. Françoise Héritier est une scientifique de premier plan ; c’est aussi une intellectuelle engagée pour la cause des femmes et pour les droits des plus faibles, entre autres. Elle nous livre ici ses réflexions sur les problèmes politiques, sociaux et culturels d’aujourd’hui qu’elle illumine de sa belle intelligence. Françoise Héritier est l’auteur notamment de Masculin/ Féminin I et II, et des Deux Soeurs et leur mère, qui ont été de grands succès. Elle est professeur honoraire au Collège de France et à l’École des hautes études en sciences sociales. Salvatore D’Onofrio est professeur à l’Université de Palerme et membre associé du Laboratoire d’anthropologie sociale. Il est l’auteur de L’Esprit de la parenté (2004).

3 Activistes militantes
1 Moi, Malala, je lutte pour l’éducation et je résiste aux talibans Broché, parue le 9 octobre 2014 édition Librairie Générale Française de Malala Yousafzai

Lorsque les talibans ont pris le contrôle de la vallée du Swat, au Pakistan, une toute jeune fille a élevé la voix. Refusant l’ignorance à laquelle la condamnait le fanatisme, Malala Yousafzai résolut de se battrre pour continuer d’aller à l’école. Son courage faillit lui coûter la vie.
Le 9 octobre 2012, alors qu’elle n’avait que quinze ans, elle fut grièvement blessée par un taliban dans un car scolaire. Cet attentat censé la faire taire n’a que renforcé sa conviction dans son combat, entamé dans sa vallée natale pour la conduire jusque dans l’enceinte des Nations unies. À seize ans à peine, Malala Yousafzai est la nouvelle incarnation mondiale de la protestation pacifique et la plus jeune candidate de l’histoire au prix Nobel de la paix.
Moi, Malala est le récit bouleversant d’une famille exilée à cause du terrorisme ; d’un père qui envers et contre tout a fondé des écoles ; de parents courageux qui, dans une société où les garçons sont rois, ont manifesté un amour immense à leur fille et l’ont encouragée à s’instruire, à écrire, à dénoncer l’insoutenable et à exiger, pour toutes et tous, l’accès au savoir.
2 Rosa Parks, La femme qui a changé l’Amérique, Biographie paru le 18 février 2010 de Eric Simard , édition: Oskar Editions


Résumé :
1er décembre 1955, Montgomery, Alabama. La révolte d’une femme entraîne les Etats-Unis dans la lutte contre la ségrégation raciale… Rosa Parks est noire. Lorsqu’un chauffeur de bus lui ordonne de céder sa place à un Blanc comme l’exigent les lois locales, elle refuse et reste assise. Sa condamnation indigne la communauté noire, qui, menée par un jeune pasteur répondant au nom de Martin Luther King, décide de boycotter les bus de la ville… la vie de Rosa Parks, ” Mère du mouvement des Droits Civiques “, icône de la lutte pacifique pour les droits des Noirs.

3. Louise Michel
-La commune : Histoires et souvenirs parution en 1898 réédition en 1999, collection : la découverte poche, littérature et voyages, auteur Louise Michel.

En 1898, Louise Michel achève la rédaction de ses souvenirs sur la Commune : ” Ecrire ce livre, annonce-t-elle au lecteur, c’est revivre les jours terribles où la liberté nous frôlant de son aile s’envola de l’abattoir ; c’est rouvrir la fosse sanglante où, sous le dôme tragique de l’incendie, s’endormit la Commune, belle pour ses noces avec la mort, les noces rouges du martyre. […] Dans cette grandeur terrible, pour son courage à l’heure suprême lui seront pardonnés les scrupules, les hésitations de son honnêteté profonde ” Quelque vingt-cinq années après les événements, cette figure de la Commune de Paris n’a pas perdu sa fougue. Dans ce récit passionné, elle raconte, jour après jour, les épisodes de ce drame qui lui valurent d’être emprisonnée puis déportée pendant près de dix ans en Nouvelle-Calédonie. La richesse et la précision de ses informations font de ce texte un document exceptionnel sur la Commune et ses acteurs. De plus, ses qualités stylistiques et la force de son écriture élèvent ce témoignage émouvant au rang des grands classiques de notre littérature politique.
-Mémoires de Louise Michel écrits par elle-même :
Deux éditions existent


-Date de parution mars 2005, éditeur Tribord Eds Collection La Flibuste

 

-Date de parution septembre 2002 Editeur La découverte Collection (re)decouverte

 

Si, après la Commune de 1871, les anarchistes ont fait l’objet d’une haine indescriptible, Louise Michel, du fait qu’elle était une femme, a connu cette haine multipliée d’une façon délirante. Dans ses Mémoires, elle raconte son enfance campagnarde, ses débuts d’institutrice avant 1870 et sa lutte pour élever les enfants des quartiers pauvres. Aux premières lignes sous la Commune de 1871, le tribunal militaire versaillais la condamne à la déportation à vie en Nouvelle-Calédonie où elle sympathise avec les Canaques. Graciée, elle mène à son retour une vie de militante et d’agitatrice révolutionnaire et se déclare « anarchiste ». Amie des frères Reclus, de Kropotkine, elle sillone alors inlassablement la France et l’Europe et retourne souvent en prison. En 1883, elle est condamnée à six ans de réclusion criminelle pour avoir dirigé une manifestation de chômeurs. Ces Mémoires, qui servent à l’histoire de leur temps, sont aussi un document sur la misère et les luttes du peuple, écrit par une femme qui a voulu les vivre et les partager toutes.

4. Marie-olympe de Gouges, de Olivier Blanc , éditeur : Editions René Viénet, paru le 01/12/2003.

Cette nouvelle biographie, avec ses illustrations, est l’aboutissement des précédentes recherches et publications d’Olivier Blanc sur une femme exceptionnelle par sa beauté, son courage, ses idées autant que par une vie en conformité avec ses passions et – jusqu’à l’échafaud – avec ses convictions. Guillotinée le 3 novembre 1793, Olympe de Gouges sera, pendant deux siècles, négligée et incomprise, au mieux, mais le plus souvent vilipendée et caricaturée pour avoir pris publiquement position en faveur des Girondins, de l’abolition de l’esclavage, des droits de la femme, et d’autres anticipations démocratiques. C’est en 1981 qu’Olivier Blanc rétablira pour la première fois la vérité sur un destin tragique que l’historiographie traditionnelle avait oblitéré. Ce premier essai, aujourd’hui une pépite introuvable pour les collectionneurs, est devenu par de multiples photocopies un livre-culte dans les universités. Ce fut aussi un succès remarqué dans la catégorie des livres d’histoire français en traductions étrangères, japonaise entre autres. En 1993, Côté-Femmes a publié à Paris une édition critique préparée par Olivier Blanc des Textes politiques d’Olympe de Gouges qui balaya nombre de préjugés sur sa prétendue marginalité, mais il restait à faire une synthèse intégrant les documents récemment mis au jour. Dans ce nouveau livre, exhaustif, sans équivalent dans l’effervescence éditoriale et politique actuelle à propos d’Olympe de Gouges, le lecteur trouvera la mise au point nécessaire, attendue, sur une héroïne de l’histoire de France qui n’a pas fini d’obséder la République : elle reste une efficace pierre de touche pour comprendre le déroulement de la Révolution française. Le lecteur appréciera également le récit passionnant d’un des plus émouvants épisodes du naufrage des Lumières dans la Terreur.

5. Angela Davis, autobiographie, auteur Angela Davis, éditions Aden Belgique, collection : Grande bibliothèque D’aden, parution en septembre 2003.
Angela Davis, trente ans. Une héroïne, un symbole, une femme.


Une héroïne. Petite fille noire de Birmingham, Alabama, Angela Davis s’est lancée très. tôt dans la lutte politique, avant d’entrer au parti communiste puis de se joindre aux Frères de Soledad. Plusieurs fois menacée de mort, inscrite sur la liste de recherches du F.B.I. parmi les dix criminels les plus dangereux, elle a été arrêtée, emprisonnée à New York. Son procès, en Californie, a connu un retentissement mondial.
Un symbole. Angela Davis est devenue une figure exemplaire du combat contre toutes les formes d’oppression : raciale, sociale, politique, sexuelle…
Une femme, enfin. Derrière la militante, la révolutionnaire, il y a une personne humaine qu’il ne faut pas oublier. Angela Davis est belle, chaleureuse. Sa remarquable intelligence a fait d’elle non seulement une brillante étudiante de Marcuse, mais un être pour qui la réflexion est aussi indispensable que l’action.
Pourtant, quelque chose manquait à ce portrait d’Angela Davis. Un éclairage plus personnel, plus vivant, que nous apporte aujourd’hui cette Autobiographie. On s’aperçoit alors qu’on avait trop vite oublié Angela Davis, comme on avait trop vite oublié l’époque troublée des années 60: troublée aux Etats-Unis, certes, mais aussi dans le monde entier et particulièrement en France. Angela Davis a vécu tout cela, elle a été à la tête de la révolte. Il est important qu’elle nous le rappelle, qu’elle nous le raconte.
Document révélateur, riche de conviction, captivant et émouvant, l’Autobiographie d’Angela Davis est en même temps le récit impressionnant d’une période cruciale de notre histoire la plus récente.

6. Emma Goldman, l’épopée d’une anarchiste
New York 1886- Moscou 1920 Emma Goldman (Auteur) Paru en octobre 2001, Etude (poche), Editions Complexe.

Résumé :
En 1889, par une chaude journée d’’août, une jeune juive russe émigrée arrive à New York, riche de ses vingt ans, d’une machine à coudre et d’un idéal. En quelques années l’Amérique ne va pas tarder à découvrir celle que les journaux nommeront “Emma la Rouge”. Attentats, grèves, meetings, procès, emprisonnements se succèdent autour d’elle. Mais dans ce tourbillon où d’autres se noieraient corps et âme, Emma Goldmann n’oublie pas de vivre. Elle aime les fêtes, l’art, le raffinement, et ne craint pas de s’’exprimer sur des sujets tabous même parmi les gens de gauche : le droit à l’amour et à la libre disposition de son corps, le contrôle des naissances, la prostitution, l’homosexualité, la psychanalyse, la lutte des minorités ethniques, etc… Bref, elle dérange, et pas seulement les pouvoirs en place. Avec son compagnon des premiers instants, Alexander Berkman, elle est expulsée par le gouvernement américain pour ses prises de position pacifistes pendant la Grande Guerre, et retourne en Russie. C’est pour y découvrir l’envers de la Révolution : une dictature mise en place par Lénine et les bolchéviks. Dissidente avant l’’heure, elle choisit une nouvelle fois l’’exil, d’où sa voix ne cessera de s’élever, dans l’’Europe de la montée des fascismes, contre toutes les oppressions et pour tous les opprimés, quels que soient leur race, leur sexe, leurs croyances
4 Femmes d’affaires

1. Marissa Mayer and the Fight to Save Yahoo! (Paperback) Editions : John Murray General Publishing Division, catégorie Biographie, auteur Nicholas Carlson Format Livre de poche Langue Anglais , paru en 2015.

2. Coco Chanel

L’Irrégulière, l’ itinéraire Coco Chanel Poche

Date de parution novembre 1976, éditeur Librairie Générale Française, collection Littérature, de Edmonde Charles-Roux, parution le 29 juin 2001 en poche.
En suivant l’itinéraire Chanel, Edmonde Charles-Roux, l’auteur d’Oublier Palerme et d’Elle, Adrienne, retrace un destin unique : celui d’une femme qui exerça son pouvoir à la tête d’une immense entreprise, fut le pôle d’attraction de toute une époque, et qui aura été, néanmoins, tout au long de son existence, une marginale, une « irrégulière ».Ce portrait d’une célèbre inconnue est beaucoup plus qu’un portrait : c’est la chronique des soixante-dix premières années de ce siècle ; il n’est, en effet, guère d’hommes et de femmes célèbres qui n’aient approché Gabrielle Chanel.Cocteau, aussi bien que Picasso, Max Jacob, Paul Morand, Colette, Reverdy, Missia Sert, son amie de toujours, Diaghilev et Stravinski furent, entre autres, les témoins intimes de cette aventure extraordinaire.

Les films :

– Coco avant Chanel, film français, réalisation: Anne Fontaine, année : 2009 (1h 50min) avec Audrey Tautou, Benoît Poelvoorde, Alessandro Nivola, genre Biopic


-Coco Chanel, Igor Stravinski, film français, suisse et japonais, réalisation : Jan Kounen, année : 2008-2009 (1h 58min) , France, avec Anna Mouglalis, Mads Mikkelsen, Elena Morozova plus, genres : drame, romance.
-Coco Chanel, : film français, britannique et italien réalisation : Christian Duguay, année 2008, pays : France,Italie,…Durée 2h 19min, avec Barbora Bobulova, Brigitte Boucher, Emilie Caillon, genre Biopic, Historique

5 souveraines/femmes politiques

1. Simone Veil ” une vie”, stock édition ( quatre autres livres sur Simone veil ont également été écrits)


Simone Veil accepte de se raconter à la première personne. Personnage au destin exceptionnel, elle est la femme politique dont la légitimité est la moins contestée en France et à l’étranger ; son autobiographie est attendue depuis longtemps. Elle s’y montre telle qu’elle est : libre, véhémente, sereine.
2. Indira Gandhi, Auteur : Guillemette De La Borie Editeur : Editions De La Loupe Collection : Biographie Parution : 01/03/2007


Indira Gandhi a été une des femmes les plus puissantes du monde, parmi les premières à diriger une démocratie moderne. Et pas n’importe laquelle : la plus grande de notre planète, bientôt peut-être la première économiquement !

Elle a hérité de la sagesse de traditions millénaires, montré autant d’intuition politique que de passion maternelle. Vingt ans après sa mort, la dynastie qu’elle a contribué à créer continue à influencer la destinée de l’Inde.

3. La reine Hatchepsout, Auteur : Christiane Desroches-Noblecourt, édition : Pygmalion Editions, parution, le 14/03/2002.

Ressusciter une reine aussi énigmatique et si injustement diffamée que l’a été Hatshepsout, sans renoncer à la plus implacable rigueur historique, seule une Egyptologue audacieuse telle Christiane Desroches Noblecourt pouvait le tenter. L’existence secrète, semble-t-il, de cette reine, morte il y a plus de 3450 ans, et les mystères qui paraissent entourer son règne, comme la destruction de ses monuments, n’ont cessé d’intriguer les chercheurs. Ils trouveront, ici, une réponse très inattendue. En s’appuyant sur les travaux les plus récents et, naturellement, sur les grands tableaux officiels connus (la bouleversante Théogamie, la glorieuse et fantastique Expédition au Pays de Pount…), en rassemblant des matériaux jusque-là éparpillés, parfois inédits, en soulevant chaque pierre, Christiane Desroches Noblecourt réussit l’exploit de reconstituer, pour la première fois, la mosaïque disloquée. Déjouant les fausses pistes, elle tourne résolument le dos aux idées reçues et propose surtout une nouvelle et passionnante interprétation de certains faits historiques et religieux majeurs restés jusqu’à présent inexpliqués ou ignorés. Aussi bien pénètre-t-elle dans la secrète pensée de cette théologienne novatrice qu’était Hatshepsout, et dans le domaine, jusque-là inconnu, de sa vie privée. De sa minutieuse et patiente enquête policière émerge l’émouvante et remarquable personnalité de la souveraine que son intelligence subtile, son esprit créateur, son courage et son indomptable volonté, mais aussi l’action de Senemnout, l’omniprésent, et la grâce d’Amon-le-Caché maintinrent sur le trône pendant plus de vingt années. Rayée de l’Histoire, mais non pas immédiatement après sa mort, et pour des raisons qui ont complètement échappé à ses commentateurs, elle devient ici l’héroïne lumineuse d’un roman unique au monde et reconquiert, définitivement, une place de premier rang parmi les plus grands souverains de l’Egypte pharaonique.
4. Golda Meir
– Golda Meir : Une vie pour Israël Broché , paru le 22 janvier 2015, de Claude-Catherine Kiejman , éditions Tallandier.


Golda Meir, qualifiée souvent de «grand-mère d’’Israël», fut en quelque sorte une «star» de la politique mondiale. «Cette femme qui permit la naissance d’’Israël», selon la formule de Ben Gourion, fut non seulement une des premières femmes à devenir Premier ministre dans le monde, mais le fut pendant la guerre du Kippour, en 1973. Golda Mabovitch naît à Kiev dans l’’Empire des tsars en 1898 dans une famille pauvre. Elle arrive en Amérique à l’’âge de 8 ans avec sa famille et s’’engage adolescente dans le combat sioniste socialiste. A 25 ans, elle émigre en Palestine avec son mari et passe trois ans dans un kibboutz. Remarquée très vite pour ses dons oratoires, son charisme et sa résistance face aux Britanniques, elle joue très vite un rôle important au sein des instances du «Yishouv» l’’entité juive, qui se développe en Palestine à la suite de la Déclaration Balfour. Durant sa longue vie et après la création de l’’Etat d’’Israël, Golda, après avoir été le premier ambassadeur de son pays en Union soviétique, est au centre de la politique israélienne. Elle occupe pendant trente ans des postes clés : ministre du Travail, ministre des Finances, jusqu’’à devenir Premier ministre, à l’’âge de 71 ans. Le poste de Premier ministre aura été pour elle une «agonie». Elle est confrontée à la guerre du Kippour, la première guerre qu’Israël a risqué de perdre. Elle se heurte aux rivalités internes et à plusieurs reprises à ceux qui lui reprochent son refus du compromis dans les affaires internes, comme dans le conflit israélo-arabe, et surtout sa volonté d’’ignorer le fait palestinien. Revenue à la vie civile, elle conserve une influence notoire jusqu’à sa mort en 1978, où le monde entier lui rend hommage.
-La femme derrière la légende Dominique Frischer (Auteur) Paru le 15 avril 2015 Biographie (broché) , Edition de l’Archipel, Collection Histoire.

Sait-on que Golda Mabovitch (Kiev, 1898 – Tel-Aviv, 1978) a fui à 8 ans la faim et les pogroms de sa Russie natale pour rejoindre le Wisconsin, aux Etats-Unis ? Que ses parents s’opposèrent à ce quelle fasse des études et voulurent la marier à 15 ans ? Qu’à 20 ans elle participa activement au Congrès juif américain ? Qu’à 23 ans elle entraîna son mari Morris Myerson contre son gré vers un exil en Palestine ? Qu’elle se sépara bientôt de celui-ci ?Celle qui fonda avec David Ben Gourion l’État juif en 1948 n’a pas toujours été la vieille dame inflexible dont le visage est dans les mémoires.En revenant sur son parcours politique, mais également en levant le voile sur sa vie privée, Dominique Frischer dresse le portrait d’une révoltée, de la Russie des tsars au Jérusalem de la Guerre du Kippour.Racontée sous un jour nouveau, une personnalité hors du commun, avec ses failles.

-Film : Une femme nommée Golda téléfilm américain réalisé par Alan Gibson, sorti en 1982 , drame/Fiction historique, durée : 4 heures, avec Ingrid Bergman.

 

5. Angela Merkel, l’ovni politique de Marion Van Renterghem , paru le 30/08/2017, édition : Les Arènes


Résumé :
Angela Merkel vient d’ailleurs : de l’Est, de cette Allemagne du bloc soviétique abandonnée par l’Europe et l’Occident.
Ce qui était une faiblesse sur la scène politique intérieure est devenu une force et fait sa profondeur.
Angela Merkel est différente parce qu’elle sait ce que la liberté veut dire.
Protestante et divorcée, elle a su s’’imposer dans un milieu d’’hommes largement catholique. Scientifique d’origine, elle ne cherche pas à briller mais à faire.
Lente, obstinée, sans éclat, elle est à la fois une tacticienne machiavélique et une femme de valeurs. Ses rivaux en politique, elle n’a pas hésité à les tuer avec préméditation. Mais elle accueille des centaines de milliers de réfugiés à rebours de son électorat.

Marion Van Renterghem est allée sur les traces de « la femme la plus puissante du monde ».
Elle a retrouvé ses amis d’enfance, interrogé les acteurs et les témoins de son ascension et recueilli les témoignages d’hommes d’Etat ou de leurs conseillers qui ont côtoyé la chancelière, de Tony Blair à Vladimir Poutine, en passant par ses quatre présidents français – Chirac, Sarkozy, Hollande, Macron.
Ovni politique, Angela Merkel incarne la métamorphose de l’’Allemagne et de l’’Europe. Elle fait partie de notre histoire commune.

6 Femmes de lettres/Philosophes

1. Simone De Beauvoir, Une Jeune Fille Qui Dérange de Sophie Carquain journaliste spécialisée en psychologie et Olivier Grojnowski Format Album, éditions Marabout, parution le 12/10/2016

Résumé :
L’enfance et l’éducation d’une jeune fille qui va devenir une des plus brillantes intellectuelles du 20ème siècle et une des féministes les plus engagées. Un récit qui s’attache à montrer le parcours d’une toute jeune femme dont la passion pour les lettres et la connaissance est née dès l’enfance, dans un milieu et à une époque où il n’était pas si facile d’être une femme libre.
2. Agatha Christie, une autobiographie d’Agatha Christie édité pour la première fois en 1977, il réedité au Livre de Poche, en 2007.


Dès les premières pages, ça mousse et ça pétille. La dame aime la vie et la célèbre tout au long de cette réjouissante autobiographie entamée en 1950 et achevée près de quinze ans plus tard. Éclats d’une émouvante enfance victorienne, anecdotes et digressions, récits de voyage (notamment au Moyen-Orient avec son second mari, archéologue) et passionnantes réflexions sur un roman policier qui fera d’elle une reine, les souvenirs d’Agatha Christie ressemblent à un formidable et impétueux récit d’aventures. Un précieux document et, accessoirement, son livre le plus long.

3. George Sand
-“Oeuvres autobiographiques” paru en 1971, – L’édition de Georges Lubin, chez Gallimard, collection La Pléiade, est l’édition de référence. Elle est indispensable aux passionnés. Ce volume contient : Histoire de ma vie (suite) : Du mysticisme à l’indépendance, 1822-1832 – Vie littéraire et intime, 1832-1850. Voyage en Espagne – Mon grand-oncle – Voyage en Auvergne – La Blonde Phœbé – Nuit d’hiver – Voyage chez M. Blaise – Les Couperies – Sketches and hints – Lettres d’un voyageur – Journal intime – Entretiens journaliers avec le docteur Piffoël – Fragment d’une lettres écrite de Fontainebleau – Un Hiver à Majorque – Souvenirs de mars-avril 1848 – Journal de novembre-décembre 1851 – Après la mort de Jeanne Clésinger – Le Théâtre et l’acteur – Le Théâtre des marionnettes de Nohant. Le texte établi, présenté et annoté par Georges Lubin.

Et pour faire plus court :

– “Histoire de ma vie” est l’oeuvre autobiographique principale de George Sand. Pour le bicentenaire de la naissance de George Sand en 2004 édité dans une collection de poche, George Sand “Histoire de ma vie”. Edition établie, présentée et annotée par Martine Reid. Gallimard, 2004. Coll Quarto.


Cette autobiographie est considérée comme une des quatres oeuvres fondatrices du genre autobiographique avec les “Confessions” de Jean-Jacques Rousseau, les “Mémoires d’outre-tombe” de Chateaubriand et la “Vie de Henry Brulard” de Stendhal.
Avant d’aborder sa propre vie, George Sand consacre une très grande partie de son oeuvre à celles de ses ascendants et principalement celle de son père, auquel elle donne la parole, en puisant dans la correspondance qu’il avait adressé à sa mère, Mme Dupin de Francueil. Cette partie est en général supprimée des éditions sélectives mais elle est très importante pour la connaissance profonde de George Sand.
“Histoire de ma vie” n’est pas destinée aux “marchands du temple”, à ceux qui recherchent la gloire et l’argent, mais aux rêveurs, à ceux qui s’intéressent à la vie et à l’élévation de l’âme.

4. Virginia Woolf, de Viviane Forrester, édition Albin Michel, paru le 4 Mars 2009

Chatoyante et fragile, désopilante et meurtrie, voici Virginia Woolf dans le récit bouleversant donné par Viviane Forrester.La présence de Virginia nous fait trembler d’émotion, souvent ployer de rire, parfois la détester. Elle est avant tout différente de la légende tramée par son mari Leonard, qui se forgeait une carapace en projetant sur elle ses propres troubles.Dans la ronde brillante et mouvementée de ceux qui l’entourent au long de sa vie, chacun révèle des secrets, des masques jusqu’ici négligés.Surtout, jaillit à vif, à nu, dans la plénitude ou dans les affres, une femme apte à étreindre le monde, dont elle guette le vrai langage et les silences. Une femme qui eut à subir son propre génie, à s’efforcer de le faire accepter par les siens. Une femme qui aura pu dire : « Je sens dans mes doigts le poids de chaque mot », avant de répondre à « l’étreinte » promise par la mort en allant se noyer, les poches pleines de pierres, dans la rivière Ouse. Un suicide dont on découvrira certaines raisons passées inaperçues.
5 Daphné du Maurier
-Menderlay for ever par Tatiana de Rosnay , édition : Le Livre de Poche , paru le 11/05/2016

Résumé :
Je l’ai décrite comme si je la filmais, caméra à l’épaule, afin que mes lecteurs comprennent d’emblée qui elle était. J’ai décrypté ses livres, sa voix, son regard, sa façon de marcher, son rire.
J’ai écouté ses enfants, ses petits-enfants.
Autour des maisons qu’elle aimait avec passion, j’ai dressé le portrait d’une écrivaine atypique et envoûtante, méprisée des critiques parce qu’elle vendait des millions de livres. Son univers macabre et fascinant a engendré une œuvre complexe, étonnamment noire, à l’opposé de l’étiquette « eau de rose » qui lui fut si injustement attribuée.
Ce livre se lit comme un roman, mais je n’ai rien inventé. Tout y est vrai. C’est le roman d’une vie.

Tatiana de Rosnay

6. Mary Shelley
-La mère de Frankenstein Muriel Spark (Auteur) Paru en novembre 2003 Biographie (broché) , Editions du Rocher, collection Biographies.


Née en 1797, Mary Shelley était la fille du philosophe anglais William Godwin et de Mary Wollstonecraft, célèbre pionnière du féminisme. Dès son plus jeune âge, Mary se mêle aux invités de son père, jeunes écrivains romantiques que séduisent les idées rationalistes et révolutionnaires de Godwin. L’un d’entre eux se nomme Shelley ; il est poète, fils de baronnet et, à vingt ans, père de famille. Qu’importe ! Entre Mary et lui, c’est la passion, et les deux jeunes gens s’enfuient à Paris, puis en Suisse. Cette fugue marquera le début d’une union qui ne se brisera qu’avec la mort de Shelley, noyé près de La Spezia en 1822. Mary, elle, s’éteindra à Londres quelque trente ans plus tard.
Mais ce n’est pas aux seules vicissitudes d’une vie commencée sous les auspices d’un romantisme échevelé et achevée dans une bienséance toute victorienne que Mary Shelley doit sa célébrité. Dès 1816, à Genève, au cours de longues soirées en compagnie de Shelley et de Byron, en partie par jeu et en partie pour gagner de l’argent, elle s’était mise à rédiger un roman noir, Frankenstein, qui devait connaître la fortune que l’on sait. Plus tard, devenue veuve, elle publia deux autres romans, dont Le Dernier Homme (traduit aux éditions du Rocher), des carnets de voyages et de la poésie.
Dans la première partie de son livre (biographique), Muriel Spark décrit l’extraordinaire liberté, mais aussi l’extraordinaire brassage d’idées qui caractérisent la seconde génération des romantiques anglais. Dans la seconde (critique), elle montre en quoi les livres de Mary Shelley tranchent nettement avec les autres romans noirs en vogue à l’époque par un dépouillement du style et un art de la description quasi naturaliste qui devaient influencer plusieurs générations de romanciers anglais.
Romancière, poétesse, nouvelliste, Muriel Spark, née en 1918 en Ecosse, a vécu en Afrique noire et à Londres avant de s’installer en Italie. Parmi ses œuvres traduites en français, citons : Memento Mori, Le Bel Age de Miss Brodie, La Place du conducteur, Intentions suspectes, Le Pisseur de copie et le recueil de nouvelles Pan ! Pan ! tu es morte.

Yvonne Knibiehler
– Mémoires d’une féministe iconoclaste de Yvonne Knibiehler , paru 13 janvier 2010 , aux éditions, Hachette Littératures (13 janvier 2010) Collection : Pluriel


Spécialiste de l’histoire des femmes, Yvonne Knibiehler s’est toujours engagée de manière subtile et particulière dans toutes les grandes causes du XXe siècle : le travail des femmes, la maternité, le féminisme, l’éducation, la citoyenneté, la décolonisation… Souvent à contre-courant de la pensée dominante, elle a montré, en plein combat féministe, que la maternité demeurait un enjeu central de l’identité féminine. Aujourd’hui, alors que de plus en plus de femmes sont incitées à rentrer dans leur foyer, elle dénonce la fatigue des mères. Comme de nombreuses femmes de sa génération, Yvonne Knibielher s’est vu proposer le choix entre vie familiale et vie professionnelle. Elle fut de ces pionnières qui refusèrent de choisir, récusant tant la relégation des femmes au foyer que la critique de la maternité de nombreuses féministes. ” Mon refus inspire tout ce livre. Il relie mon expérience professionnelle à l’histoire collective de plusieurs générations “.
Présentation de l’éditeur

Biographie de l’auteur
Yvonne Knibiehler est née en 1922 à Montpellier. Historienne, professeur émérite à l’université d’Aix-en-Provence, elle est l’auteur de plusieurs ouvrages parmi lesquels Histoire des mères et de la maternité en Occident, La sexualité et l’histoire, Les pères aussi ont une histoire, et, en ” Pluriel “, Histoire des infirmières en France au XXe siècle

-Mémoire de femmes 1974-2004 : Depuis 30 ans des femmes éditent… par Antoinette Fouque, Editions des Femmes, auteur: Antoinette Fouque

-Antoinette Fouque, broché, par Antoinette Fouque (Auteur) entretiens avec Christophe Bourseiller (Auteur) Paru en novembre 2009 Editeur François Bourin, Qui Etes-Vous?

Cofondatrice du Mouvement de Libération des Femmes, Antoinette Fouque apparaît également aujourd’hui comme une théoricienne exceptionnelle.En liant pensée et action, inconscient et histoire, psychanalyse et politique, elle a donné à ce mouvement une dimension philosophique, quand d’autres le réduisent à une revendication sociale. Au-delà du féminisme dont elle fait une critique radicale, Antoinette Fouque place la procréation au coeur de l’éthique et de la libido des femmes et en tire toutes les conséquences politiques, philosophiques, humaines, etc.Ces entretiens permettent de découvrir ou de redécouvrir une des pensées contemporaines les plus anticonformistes et les plus créatrices sur le rôle des femmes dans le monde actuel et l’alternative dont elles sont porteuses.Écrivain, comédien, journaliste. Christophe Bourseiller a publié une quarantaine de livres dont Les Maoïstes (1996). Vie et mort de Guy Debord (1999, Les Forcenés du désir (2000). Histoire générale de l’ultra-gauche (2003) et Génération Chaos (2008).

7 Artistes
1. La musique à mains nues, par Claire Gibault (Auteur), paru en septembre 2010 édition Iconoclaste, l’itinéraire passionné d’une femme chef d’orchestre


« La musique gouverne ma vie. Adolescente, je ne parlais pas, je m’exprimais à travers la musique. Cela m’est resté. La musique engage le corps tout entier. C’est un acte d’amour. Nul ne peut imaginer les courbatures dans les bras, le dos et même les jambes que déclenchent les premières directions d’orchestre. La tension nerveuse aussi. Le chef est un artisan avant tout. Il préserve une part de mystère. » CG

2. Kate Bush Le temps du rêve, auteur(s) : Frédéric Delâge, éditeur : Le Mot Et Le Reste, parution : 20/01/2017


En 1978, une jeune femme de 19 ans choisit contre l’avis de sa maison de disques une chanson à l’étrangeté lunaire qui détonne en pleine déferlante punk : « Wuthering Heights » sera le 45-tours qui lancera sa carrière. Dès ses débuts, Kate Bush a cultivé un sens de l’audace et de l’autonomie, transgressant de manière unique les codes de la pop, imposant sans compromis sa vision. C’est la chercheuse de sons qui délivre en 1982 le stupéfiant The Dreaming puis en 1985 l’emblématique Hounds of Love. C’est l’architecte mature de Aerial, en 2005, puis six ans plus tard de 50 Words for Snow, autant d’albums où elle parvient à se réinventer magistralement. Après sa première et dernière tournée en 1979, cette icône est revenue sur scène en 2014 pour une triomphale série de concerts londoniens. Au-delà du parfum de mystère entretenu par de régulières et parfois longues disparitions, ce sont bien la force de sa musique et l’intégrité de sa démarche qui ont fait de Kate Bush une référence transcendant les styles et les générations.
3. Mel Bonnis, Femme et “compositeur” (1858-1937), (2e édition), Christine Geliot édition L’harmattan, collection l’Univers musical édité la première fois en 2000 septembre 2009.


Après soixante ans d’oubli, l’oeuvre de Mel Bonis éveille aujourd’hui l’intérêt des musiciens et du public qui redécouvrent les talents français de la lignée de César Franck et qui s’intéressent aux femmes pionnières qui ont excellé dans les disciplines traditionnellement réservées aux hommes. a biographie de Mel Bonis relate la vie d’une femme et la genèse d’une oeuvre. C’est la saga d’une famille d’industriels parisiens au tournant du XIXe siècle ; c’est la foi d’une âme chrétienne et le conflit entre passion amoureuse et exigences de la morale. On y dévoile le secret d’une naissance et le destin d’un enfant privé d’identité. On assiste à la transfiguration de la douleur par la création musicale et l’on voit se construire l’oeuvre d’un grand compositeur. On déplore l’océan d’incompréhension que doit affronter une femme de ce temps dans l’exercice d’une telle oeuvre et dans sa promotion.

4. Germaine Tailleferre la Dame des six, date de parution mars 1999 Editeur L’harmattan , de Georges Hacquard


Oeuvre de femme, de femme modeste et discrète : faut-il voir là une cause de la curieuse disparition de Tailleferre de nos programmes ? Précisions – des programmes français. Car les étrangers semblent redécouvrir pour cette musique, jugée très française, l’émerveillement dont ont témoigné ses contemporains.
3. Madonna
Date de parution 21/03/2012, éditeur City Collection.
Madonna est incontestablement l’icône de la pop.

Une véritable légende. De ses débuts en 1982 à MDNA, son dernier album, elle séduit toujours les foules. Mais, après trois décennies, qu’est-ce qui pousse la star à garder le même rythme et à multiplier les expériences ? L’auteur est parti sur les traces de la « vraie » Madonna. Pas celle qui change au gré des modes, pas juste la « cash machine », pas seulement la provocatrice q
ui maîtrise l’art du marketing. On y découvre une Louise Ciccone plus intime, la face cachée d’un personnage complexe, au-delà des apparences. Grâce aux témoignages de ses amis et de ses ennemis, cette biographie retrace l’épopée d’une fillette privée d’amour maternel qui a voulu, à tout prix, prendre sa revanche sur la vie. Ombres et lumières de Madonna, enquête sans concessions sur une légende.

4. -Camille Claudel : Une femme, Camille Claudel par Anne Delbée, date de parution : mai 1998, éditions Fayard.

C’est grâce à ce livre, enfin réédité, que nous a été révélée la vie extraordinaire de Camille Claudel.Soeur aînée de l’écrivain Paul Claudel, Camille a connu, en tant que femme et en tant qu’artiste, un destin hors du commun.A la fin du siècle dernier, une jeune fille de dix-sept ans qui veut être sculpteur, c’est inconcevable, voire scandaleux. Or, Camille se lance dans l’aventure à corps perdu, avec l’enthousiasme et la farouche volonté qui la caractérisent. Jusqu’au jour de 1883 où elle rencontre Auguste Rodin. Le Maître accepte de la prendre comme élève; bientôt il deviendra son amant. Suivent quinze années d’une liaison passionnée et orageuse d’où Camille sortira épuisée et vaincue…Elle mourra en 1943 à l’asile de Montdevergues, près d’Avignon, après un terrible internement qui aura duré trente ans, laissant au jugement de la postérité une oeuvre considérable, d’une rare puissance et d’une originalité visionnaire.Ce livre de réhabilitation de Camille, écrit avec émotion par une autre femme, une autre artiste, lui rend enfin justice.Après avoir monté plusieurs textes de Claudel, en 1982, Anne Delbée écrivit ce livre qui allait faire découvrir Camille Claudel à des centaines de milliers de lecteurs. Femme de théâtre, elle a su communiquer sa passion dans Racine, roman (Fayard, 1997).

-Films :

-Camille Claudel est un film français sorti en 1988 (2h 55min) et réalisé par Bruno Nuytten. Avec Isabelle Adjani, Gérard Depardieu, genre : Biopic, Drame

-Camille Claudel : film français de Bruno Dumont, durée 95 mn, avec Juliette Binoche (Camille Claudel) , Jean-Luc Vincent (Paul Claudel) , Robert Leroy (le médecin)
Année : 2012

5. -Alice Guy, la première femme cinéaste de l’histoire Emmanuelle Gaume (Auteur) Paru le 15 mai 2015, éditions Plon.

« Alice Guy était une réalisatrice exceptionnelle, d’une sensibilité rare, au regard incroyablement poétique et à l’instinct formidable […]. Elle a écrit, dirigé et produit plus de mille films. Et pourtant, elle a été oubliée par l’industrie qu’elle a contribué à créer. » Martin Scorsese, New York, octobre 2001.Comment Alice Guy, enfant illégitime et métisse, rejetée par son père, élevée entre le Chili, la Suisse et la France, est-elle devenue, à l’aube du XXème siècle, dans l’effervescence du cinéma naissant et dans un monde d’hommes, la première cinéaste au monde ? Comment la petite française a-t-elle conquis les Etats-Unis qui, fascinés par cette self made woman, réalisatrice de génie, productrice puissante, belle comme une actrice de Broadway, femme de tête et amoureuse exaltée, ont fait d’elle une star ? Pourquoi son nom est-il tombé dans l’oubli ?Des failles de son enfance à sa passion unique et dévastatrice, de la création des studios Gaumont à la conquête d’Hollywood, de l’ambition à l’isolement, le destin d’Alice Guy ressemble à un roman. C’est ce roman qu’Emmanuelle Gaume nous livre, peignant le portrait tendre et fascinant d’une femme ardente et visionnaire.
-film Le Jardin oublié – La vie et l’oeuvre d’Alice Guy-Blaché


Un film de Marquise Lepage , 1995, Canada, documentaire de 52 mn, N&B et Couleur, mode de production : télévision, scénario : Marquise Lepage, Solange Collin, musique : Robert M Lepage, image : Jean-Pierre Lachapelle, son : Richard Besse, Marie-France Delagrave, montage : France Pilon
Production et distribution : Office National du Film du Canada
Ce long métrage documentaire réhabilite la mémoire de la première réalisatrice de l’histoire du cinéma, morte oubliée de tous, au New Jersey, en 1968, à l’âge de 95 ans. Le film reconstitue l’univers de cette femme remarquable grâce à des entrevues réalisées par les télévisions européennes autour des années 1960, des extraits de ses films, des archives familiales, des témoignages de personnes qui l’ont connue, d’universitaires et d’historiens du cinéma.
-film Looking for Alice (52 mn (DVD: 110 mn))
Première femme réalisatrice de l’histoire du cinéma, Alice Guy commence sa carrière en 1894 comme secrétaire au comptoir général de la photographie de Léon Gaumont.


Grâce à son talent et à sa force de caractère, la pionnière du cinématographe va devenir, en l’espace d’une dizaine d’années, metteur en scène et productrice des Studios Gaumont.

Bonus DVD : Films de Alice Guy : The Glu Pot – Greater Love Hath No Man – Fallings Leaves – The Detective’s Dog – The Girl in the Armchair – The Pit and the Pendulum – A House Divided – Matrimony Speed limit
6. Confessions, par Nina Hagen (Auteur), traduit en français en 2012, biographie (broché), Edition bénédictines.


Il existe mille et une versions de Nina Hagen : Nina la “Castafiore punk”, Nina la “vamp frivole”, Nina la “terreur des bourgeois”. Qui est réellement Nina Hagen ? Elle seule le sait. Voici qu’elle présente ses Confessions ; et elle écrit comme elle chante : sans filet et sans dispositif de secours, captivante, provocante, terriblement sincère. Nina Hagen parle sans fards d’elle et de sa vie trépidante entre génie et folie. Pourtant, elle a plus à raconter que l’habituel cocktail “sex, drug and rock’n’roll”. Nina, qui a grandi dans un milieu athée, raconte sa confrontation très précoce avec un être défendu et fascinant qui s’appelle Dieu. Elle emmène son lecteur dans un road-movie sauvage, qui a commencé à Berlin-Est et qui s’est déroulé, et se déroule encore, dans une foule de lieux tout autour du globe : Hambourg, où elle a suivi son beau-père Wolf Biermann, Londres, où elle a fait son entrée sur la scène punk, Amsterdam, où elle a squatté une maison, et l’Inde, où elle a fait des expériences démoniaques dans un ashram. Nina Hagen ne se complaît pas dans le récit des aventures et du succès apparents ; il est question ici de son fil d’Ariane, de la vérité de sa vie, de son voyage spirituel intérieur. Au cours de ce voyage, elle a vu l’amour, les drogues et la mort en face. Mais, surtout, elle a rencontré Dieu et a vécu une histoire d’amour inouïe avec Jésus – une love-story qui a un commencement mais pas de fin. “Est-ce que tu vas t’en aller comme tous les autres ?” a-t-elle demandé un jour à Jésus, cette fameuse nuit où tout a commencé. La réponse à cette question résume l’histoire de la vie de Nina Hagen : “Je suis toujours là ! J’ai toujours été là, et je serai toujours là !” Melody Maker écrit : “Nina Hagen est la plus remarquable contribution allemande à la culture populaire depuis Brecht.” Nina Hagen tombe le masque et raconte l’authentique histoire de sa vie. Nina Hagen présente un grand livre de confessions merveilleusement bien raconté

7. Barbara, Il était un piano noir Mémoires interrompus, date de parution novembre 1999 Editeur : Librairie Générale Française, Collection Littérature


A la rencontre de l’une des plus saisissantes figures de la chanson française… De l’enfance vagabonde à la “longue dame brune” en passant par les années de l’Ecluse et Göttingen, Barbara dit ses fous rires, ses passions et ses larmes. Un témoignage beau et sensible, brutalement interrompu au mois de novembre 1997. Un autoportrait simple et déchirant.

8. Frida Kahlo
-Frida : biographie de Frida Kahlo (Anglais) Poche – 19 mars 2003


de Hayden Herrera (Auteur), édition : Le Livre de Poche
Au Mexique, on ne l’appelait que par son prénom. Elle s’habillait de vêtements chatoyants, de longues jupes d’Indienne, riait et parlait avec force, n’hésitant pas à employer un langage des plus crus. A dix-huit ans, elle subit un terrible accident d’autobus qui la laissa brisée. A compter de ce jour et jusqu’à sa disparition en 1953, vingt-neuf ans plus tard, la souffrance et la mort furent ses fidèles compagnes. Epouse du célèbre peintre muraliste Diego Rivera, volage et fantasque, amie de Trotski, Breton et Paulette Goddard, elle fut peintre à part entière. Sa peinture, dans laquelle elle sublimait son mal et son chagrin, tempérée par l’humour et une imagination débordante, met en scène le sujet principal de l’œuvre de Frida Kalho : elle-même.
Admirée par Picasso, Kandinsky ou Miro, elle séduisit les surréalistes qui l’accueillirent dans leurs rangs. Cinquante ans après sa disparition, l’histoire de sa vie reste aussi extraordinaire, aussi bouleversante que sa légende et que son univers pictural.
-Frida Relié, de Benjamin Lacombe (Auteur, Illustrations), date de parution 23-11-2016, éditeur Albin Michel Jeunesse, document jeunesse dès 9 ans (relié)en français


L’une des plus grandes figures de l’art mexicain du XXe siècle inspire Benjamin Lacombe et Sébastien Perez pour leur nouvelle collaboration. Pour lui rendre hommage, Benjamin Lacombe propose une immersion inédite dans le processus créatif de l’artiste. Une succession de pages découpées et un texte poétique nous entraînent dans les profondeurs de l’âme de Frida Kahlo. À la manière d’un recueil de pensées, le livre explore les thématiques qui sont chères à Frida : l’amour, la mort, la terre, les animaux… Sébastien Perez insère dans son texte des phrases extraites des correspondances de Frida pour restituer de la façon la plus sincère et vraie ce que l’artiste ressentait ” par-devers elle et face à elle “.

-Frida Kahlo par Frida Kahlo. Lettres 1922-1954 (Anglais) Poche , paru le 19 février 2009 Date de parution février 2009, éditions Points Collection Points documents


Frida Kahlo ne s’est pas contentée de peindre, elle s’est aussi confiée par écrit. Artiste de génie, femme engagée, muse tragique et amante passionnée, la figure dominante du surréalisme mexicain écrit à ceux qu’elle aime, à ses camarades de combat. Ses lettres offrent un regard inédit sur l’ensemble de son œuvre. Frida Kahlo (1907-1954) est née en au Mexique. Peintre de référence, épouse du célèbre muraliste Diego Rivera, elle s’est engagée dans le parti communiste et a entretenu des relations avec de nombreuses figures historiques, comme Nikolas Murray et Léon Trotsky. « Fidèles, tendres, pleines d’esprit, les missives de Frida sont à la fois des confidences et des impressions sans concession. D’une franchise et d’une ironie mordantes, elle consent à délivrer quelques secrets au sujet de son œuvre. »Ixcel Delaporte, Le Monde diplomatique Choix, prologue et notes de Raquel TibolTraduit de l’espagnol (Mexique) par Christilla Vasserot
9. Miss Tic
-flash back trente ans de création ( Miss Tic)
L’ouvrage publié aux éditions Critères revisite trente ans de création d’une artiste ancrée dans son époque, d’une amazone de l’art urbain qui a oeuvré pour rendre l’art accessible à tous en abolissant la frontière entre lieu d’exposition et oeuvre d’art, Critères éditions, Paru en avril 2017

-« Miss.Tic femme de l’être » de Christophe Génin.
Cette nouvelle édition comporte un cahier supplémentaire, qui revient sur les cinq dernières années de la carrière de l’artiste et enrichit cette première étude publiée sur Miss.Tic, nourrie de nombreux entretiens avec l’artiste et de photographies originales, édition : Les impressions nouvelle, essai illustré / coll. Réflexions faites, paru en novembre 2014.

10 Juliette Nouredinne
-La valse, Juliette Noureddine, paru le 30/11/2001


Résumé :

Juliette Noureddine, chanteuse, compositeur, officiant sous le nom de Juliette, publie ici son premier recueil de nouvelles.

Il y a beaucoup de musique, ou de références à la musique, dans ces nouvelles. Normal : Juliette est musicienne ! Il y a aussi beaucoup de décadence, de noirceur, de goût pour la farce macabre, façon écrivains fin-de-siècle, dont on sent qu’elle a adoré les contes les plus rosses !
Normal encore car Juliette est de la fin-de-ce-siècle !
Il y a également de la Comtesse de Ségur, du vin et du rugby, un enfant maltraité, un poète maudit. C’est sans doute normal également, mais je ne sais pas pourquoi…Prosper Périmé.
Emily Walcker, qui signe les illustrations, travaille pour la presse (Le Monde, Vogue, Marie-Claire), le cinéma (Dessins pour “Sabrina” de Sydney Pollack).

-Pourquoi moi? confession d’une jeune fille d’aujourd’hui, éditions Robert Lafont, l’histoire d’une femme confréntée au Sida et à la honte qu’ellle peut lire dans le regard des autres.


-Juliette, mensonges et autres confidences, édition textuel, paru le 07/10/2005.

11. Niki de Saint-Phalle
-Niki de Saint Phalle, la révolte à l’œuvre, Catherine Francblin, éditions Hazan, paru en 2014.


Pour éclairer et approfondir la belle rétrospective qui est consacrée à l’artiste franco-américaine au Grand Palais, “Niki de Saint Phalle, la révolte à l’œuvre” de Catherine Francblin est un ouvrage indispensable.
“Niki de Saint Phalle, la révolte à l’oeuvre” n’est pas un “beau livre”, même s’il comprend quelques photos de l’artiste et de ses œuvres. C’est une biographie dense et très documentée, qui raconte la vie et la genèse de l’œuvre de la créatrice des “Nanas” et du Jardin des Tarots.

Née en France d’un père français et d’une mère franco-américaine, elle passe son enfance aux Etats-Unis même si elle vient voir ses grands-parents en France. Une enfance marquée par le viol infligé par son père quand elle a onze ans.Une envie frénétique de créer pour vaincre l’angoisse. Quand elle retourne en France avec son premier mari Harry Mathews au début des années 1950, elle est internée à Nice et, à l’hôpital, elle est prise d’une “pressante envie de peindre” selon ses propres mots. Elle se met à le faire de façon frénétique et s’aperçoit que cela soulage ses angoisses. A partir de là, Niki de Saint Phalle ne va pas cesser de créer, déployant une force presque surhumaine, même quand elle sera malade des poumons ou prise de douleurs articulaires atroces et handicapantes. Elle exorcise aussi ses démons avec ses fameux “tirs” sur des tableaux où des poches de peinture percées par les balles viennent colorer la surface de plâtre. Ces performances jouissives qui ont un succès phénoménal lui permettent de tirer sur son enfance, sur sa famille, sur les institutions, sur “tous les hommes”. D’ailleurs, elle dira : “J’ai eu la chance de rencontrer l’art parce que j’avais, sur un plan psychique, tout ce qu’il fallait pour devenir une terroriste.” Un chantier de 15 ans pour faire pousser le Jardin des Tarots. Témoignage de sa rage sans bornes, le chantier titanesque du Jardin des Tarots, en Toscane, dont elle dira qu'”aucun sacrifice n’était trop grand pour lui” et qu’elle conçoit comme un “jardin du bonheur”. Petite, elle avait “décidé d’être une héroïne”, pourquoi pas une “Napoléon en jupons”. Avec l’aventure de ce jardin, elle devient une espèce de héros de l’art au féminin. Pendant près de 15 ans, elle y érige des statues monumentales représentant les 22 atouts du jeu de tarots, y passant souvent des semaines dans des conditions plus que spartiates. Ces sculptures, comme “L’Impératrice”, peuvent incarner un corps de mère où on a envie de rester. L’œuvre de Niki de Saint Phalle sera toujours le fruit d’une dualité entre une vision optimiste, avec par exemple les formes et les couleurs des Nanas, et d’une vision grave, dont témoignent ses tableaux de la fin des années 1950 où s’incrustent des outils tranchants. “Mon œuvre est autobiographique. J’ai essayé de mettre toujours dans mes œuvres ce que je ressentais sur le moment”, déclarait-elle en 1993. Une artiste hyperactive. Le livre raconte la frénésie d’une artiste hyperactive qui court constamment d’une galerie à un musée, imaginant et réalisant des centaines d’œuvres à toute vitesse. Son catalogue général compte plus de 3500 créations, note Catherine Francblin, ce qui représente environ deux œuvres par semaine en moyenne sur l’ensemble de sa carrière. Une énergie comparable à celle d’un Matisse ou d’un Picasso, selon l’auteur. Niki de Saint Phalle pense que l’art peut sauver le monde. Très tôt, elle a défendu les droits des Noirs aux Etats-Unis et un de ses derniers engagements sera celui contre le sida. L’artiste dit vouloir apporter de la joie et aime être en contact avec le public, préférant avoir une œuvre exposée dans une gare que dans un musée. La biographie de Catherine Francblin raconte pas à pas cette aventure jusqu’à la Californie où elle a passé ses dernières années, elle raconte aussi sa collaboration avec le sculpteur suisse Jean Tinguely, son deuxième mari, qui s’est poursuivie au-delà de leur séparation, ou encore la révolte d’une enfant d’aristocrates contre l’éducation et les valeurs qu’elle a reçues. Le livre réhabilite l’artiste dans sa complexité. Publié à la fin de l’an dernier, il reste largement d’actualité, au moment où le Grand Palais rend hommage à l’artiste franco-américaine, à son engagement et à sa radicalité. Critique et historienne de l’art, Catherine Francblin a publié un ouvrage de référence sur les Nouveaux réalistes et plusieurs monographies consacrées à des artistes contemporains comme Daniel Buren et Bertrand Lavier.

12. Peaches
Reine de la musique queer, une des artistes les plus créatives de ces 20 dernières années, activiste, féministe, la chanteuse canadienne, Peaches, ne jouit certes pas du relais médiatique qu’elle mérite mais elle est devenue l’une des artistes les plus respectées par ses pairs. M.I.A, Björk, FKa Twigs, Arca et d’autres déclarent s’être inspirés de celle qui a un univers artistique très marqué.
Si vous suivez l’actu de la chanteuse, vous n’êtes pas sans savoir que l’année dernière est sorti l’album intitulé Rub, six ans après I Feel Cream. Comme d’habitude, Peaches nous avait livré un projet qui va au-delà de créativité parce que subversif et politique
Rub se décline désormais en une version remix qui fait l’actualité pour sa qualité mais également par le choix de ses producteurs. Coïncidence ou volonté délibérée, rien de sûre puisque Peaches ne veut pas commenter son choix de faire appel uniquement à des producteurs féminins pour remixer les 13 titres

13. Janis Joplin
Janis Joplin par Jean-Yves Reuzeau, collection Folio biographies (n° 28), Gallimard, paru en 2007


«On m’a balancée dans ce groupe rock, on m’a refilé des musiciens dans les pattes, et la musique me poussait dans le dos. La basse me propulsait. C’est alors que j’ai décidé de me lancer totalement là-dedans. J’ai plus jamais voulu faire autre chose. C’était mieux et meilleur qu’avec n’importe quel mec. Et c’est peut-être justement ça le problème…»
Victime de sa légende, Janis Joplin (1943-1970) fut trop souvent caricaturée pour son penchant à l’autodestruction, la crudité de son langage et sa philosophie de l’extase. Mais l’essentiel est ailleurs. Icône du rock, elle a féminisé une scène longtemps accaparée par les hommes et imposé un style de vie libéré, porté par l’excès et transcendé par la musique. Plusieurs décennies après sa mort en solitaire dans une chambre d’hôtel à Hollywood, due à une overdose d’héroïne, elle reste à jamais la plus grande chanteuse de blues blanche de tous les temps.

Le film The Rose sorti en 1979 interprété par Bette Midler était à l’origine consacrée à la vie de Janis Joplin, avant une réécriture du scénario.

14. Aretha Franklin
Aretha Franklin : Portrait d’une natural woman Broché paru en 2005, de Sebastian Danchin, édition Buchet Chastel .


De la chanteuse militante à la diva capricieuse, de l’actrice gouailleuse à la vedette traquée par la presse people, Aretha Franklin a débarqué dans notre quotidien, au cœur d’un été 1967 empreint de violence dans les ghettos de l’Amérique noire, en exigeant le R-E-S-P-E-C-T avec une force de conviction hors du commun. Devenue rapidement la souveraine incontestée d’un genre en plein essor, la Queen of Soul accumula un palmarès inégalé depuis Elvis Presley. Près de quatre décennies plus tard, elle reste la figure de référence de la musique noire et plus généralement de la chanson au féminin, qu’elle chante Puccini avec Luciano Pavarotti ou se produise à la Maison-Blanche pour le gotha de la politique. Derrière ce parcours largement médiatisé, Aretha Louise Franklin dissimule pourtant une histoire méconnue, marquée par la figure hégémonique de son père, le révérend C.L. Franklin, star du circuit gospel et compagnon de route de Martin Luther King. Façonnée par cet homme d’église, homme d’affaires et homme à femmes, qui lui inculqua un sens rétrograde de la hiérarchie entre les sexes tout en prêchant la tolérance raciale, Lady Soul a passé une bonne partie de sa vie à subir le machisme du ghetto. Jetée dans l’arène du spectacle à quatorze ans alors qu’elle devenait mèrede famille, propulsée tout en haut de l’affiche à vingt-cinq, puis réduite au rôle de has been à trente-cinq, celle qui, dès l’arrivée de la gloire en 1967 reçut le surnom de natural woman, sut remonter la pente pour accéder au statut de mythe à la seule force de sa créativité.

15. Berthe Morisot

Berthe Morisot: Le Secret de la femme en noir Poche, paru en octobre 2002 de Dominique Bona

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Cette jeune femme en noir, au bouquet de violettes, aux yeux profonds, que peint Manet dans les années 1870, c’est Berthe Morisot. Elle garde sur son visage altier comme un secret. Un modèle parmi d’autres ? Non : la seule femme du groupe des Impressionnistes. Berthe Morisot, née dans la province française en 1841, fille de préfet, peint et expose parmi ce clan d’hommes, ceux qui sont encore des réprouvés sans public, des réfractaires à l’art officiel : Manet, Degas, Monet, Renoir. Ardente mais ténébreuse, douce mais passionnée, aimant la vie de famille mais modèle et amie – et qui sait ? peut-être davantage – d’Edouard Manet dont elle épouse le frère : il y a une énigme dans les silences et les ombres de Berthe Morisot.
Dominique Bona, puisant aux archives inédites, fait tournoyer la fresque de l’Impressionnisme : de Giverny aux plages normandes, de Mallarmé rédigeant des billets doux pour Méry Laurent ou Nina de Callias aux lavandières qui posent pour Renoir, de la sanglante Commune de Paris au règne de la bourgeoisie corsetée, des salles du Louvre aux ateliers de la bohème.

Berthe Morisot (Relié)

Biographie de Jean-Dominique Rey, préface de Sylvie Patry, paru en septembre 2016, aux éditions Flammarion.

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Jean-Dominique Rey, écrivain et critique d’art, a collaboré à de nombreuses publications Critique, Cimaise, Les Nouvelles Littéraires et animé la revue Supérieur inconnu. Il a publié des romans, des nouvelles et des poèmes, dont L’Amour s’arrête à Stendhal (Fayard, 2000), Iles insurgées (Dumerchez, 2001). Il est également l’auteur de nombreuses monographies dont, Monet, les Nymphéas (Flammarion, 2009, nouvelle édition en 2016).
Sylvie Patry est conservateur du patrimoine, spécialiste de la peinture impressionniste et post-impressionniste. Après dix ans au musée d’Orsay, elle est à présent directrice générale de la fondation Barnes (Philadelphie). Elle a signé en 2002 une rétrospective de l’oeuvre de Berthe Morisot (palais des Beaux-Arts de Lille, puis fondation Pierre-Gianadda à Martigny).

 

 

 

 

8 humoriste satire sociale

1. Zouc

Zouc par Zouc. paru en 1978, aux éditions : Balland, puis aux éditions Gallimard en 2006.

Résumé : de Paris à Genève, à Londres, à Montréal, le public et la presse ont salué en ZOUC un phénomène et applaudi à la puissante originalité de son spectacle.
Qui est ZOUC ? Quel est ce phénomène ? D’où et comment a-t-il surgi ?
Ce livre, par le texte et l’image, par des sketches de ZOUC tente de répondre en profondeur à cette question.
ZOUC y improvise des confidences lucides et sans complaisance recueillies par Hervé Guibert, tandis que Georges Piroué, Claude-Michel Cluny et Roger Montandon, en s’’attachant à explorer les secrets de son langage, de sa gestuelle et de sa création, donnent à voir ce qu’elle apporte de jeune et d’inédit à cet art vieux comme le monde : le théâtre
2. Claire Brétécher
-Claire brétécher dessins et peinture, par Claire Bretécher , édition : Editions Du Chêne, parution : 26/10/2011.


Résumé :
Connue pour ses bandes dessinées et ses illustrations pour la presse, Claire Bretécher est une artiste aux multiples facettes. Cet artbook présente pour la première fois les différents aspects de son travail. On y retrouve quelques-uns de ses personnages les plus connus comme Agrippine mais aussi des dessins plus rares, parfois inédits. Des portraits de ses proches, ses enfants, ses amis, des autoportraits et des dessins inédits sont réunis dans cet album grand format. Grâce à ses commentaires, Claire Bretécher nous fait découvrir son univers artistique et ses inspirations.


Biographie:
Dessinatrice et scénariste de bandes dessinées, Claire Bretécher participe dès 1965 au journal Tintin puis à Spirou, Pilote, l’Echo des Savanes et Le Nouvel Observateur. C’est également à cette époque qu’elle décide de se lancer dans l’aventure de l’auto-édition. Le premier ouvrage des Frustrés paraît en 1975. En dehors de ses bandes dessinées, Claire Bretécher pratique également avec talent la peinture : en témoigne toute une série de visages en couleurs, tirés de ses carnets intimes et repris dans les albums Portraits (éditions Denoël en 1983), Moments de Lassitude (édité par l’auteur en 1999) et Portraits sentimentaux (éditions de La Martinière, 2004).
-Portraits sentimentaux Relié , paru le 16 avril 2004 de Claire Bretécher
Rendue célèbre par la série des Frustrés et des Agrippine, Claire Bretécher est une grande figure de la bande dessinée humoristique. Depuis toujours, elle peint les portraits de ses proches, soucieuse de la ressemblance souvent trahie, gommée ou grimacée sur les photos d’amateur. Une envie de capturer la présence des personnes qui l’entourent. L’accumulation envahissante de ces portraits dans les carnets intimes de Claire Bretécher a fait naître en elle le désir de les réunir en un recueil, comme on colle des photos de famille dans un album. Une facette inédite et méconnue de son talent.

9 Sportives
1. Amélia Mary Earhart: Le fascinant destin de la plus grande aviatrice du monde Broché – 17 février 2010 , de Bernard Marck édition Artaud


” KHAQQ appelle Itasca. Nous devons être sur vous, mais nous ne vous voyons pas. Le carburant baisse, et nous ne pouvons pas vous joindre par la radio. ” Juillet 1937. Après avoir lancé cet ultime message à un navire des gardes-côtes, l’aviatrice Amelia Earhart disparaît dans des circonstances mystérieuses, alors qu’elle pensait survoler la petite île de Howland, au coeur du Pacifique, lors de l’ultime étape de son tour du monde. Simple accident ? Mission d’espionnage qui aurait mal tourné ? La vérité pourrait être plus extraordinaire encore, et non seulement le gouvernement des Etats-Unis la connaissait, mais il s’efforçait, dans l’ombre, d’en empêcher la divulgation, au point d’en faire un secret d’État dont Bernard Marck nous livre ici la clé. Mais cette histoire est avant tout celle d’une femme qui chercha toujours à repousser les limites pour éprouver le vertige de la liberté. Son parcours, brillamment relaté dans cette fresque biographique, insuffla aux unes le désir de conquérir le ciel, à d’autres l’énergie de briser les carcans. De ses amours avec l’éditeur George Putnam à ses exploits aériens, la légende de celle que l’on surnomma Lady Lindy parce qu’elle ressemblait tant à Charles Lindbergh est toujours vivante.

2. Katherine switzer a écrit plus de quatre livres dont une autobiographie qui n’ont pas été traduites en français (Marathon Woman, Marathon stories, Your pace of mine)

3. Gertrude Ederle
-America’s Champion Swimmer: Gertrude Ederle, date de publication originale : 2000, auteur : Alexandra Wallner, illustrateur : Terry Widener

-Young Woman and the Sea : How Trudy Ederle Conquered the English Channel and Inspired the World Hardcover , 28 juillet 2009, by Glenn Stout édition Houghton Mifflin Harcourt (28 juillet 2009)

-The Young Woman in the Sea , l’histoire de Trudy Ederle, première femme à avoir traversé la Manche à la nage, film américain 2016

-America’s Girl: The Incredible Story of How Swimmer Gertrude Ederle Changed the Nation Hardcover , 4 Août 2009 Tim Dahlberg,‎ Mary Ederle Ward et Brenda Greene

biographie en français : Gertrude Ederle est la première femme a avoir effectué la traversée de la manche à la nage au bout de 14 heures et 39 minutes en 1926.Née le 23 octobre 1906 à New York, Gertrude Caroline Ederle s’initie très tôt à la natation. Elle est l’une des premières à assimiler parfaitement le crawl à huit temps (huit battements des pieds pour un mouvement de bras complet). De 1921 à 1925, elle établit vingt-neuf records des États-Unis ou du monde. En 1922, la jeune femme bat sept records en un seul après-midi, à Brighton Beach, dans l’État de New York. Deux ans plus tard, elle brille aux jeux Olympiques de Paris : médaillée de bronze sur 100 mètres (1 min 14,2 s), derrière ses compatriotes Ethel Lackie (1 min 12,4 s) et Mariechen Wehselau (1 min 12,8 s), comme sur 400 mètres (6 min 4,8 s), devancée par deux autres Américaines, Martha Norelius (6 min 2,2 s) et Helen Wainwright (6 min 3,8 s), elle obtient, associée à Euphrasia Donnelly, Ethel Lackie et Mariechen Wehselau, la médaille d’or à l’occasion du relais 4 fois 100 mètres (4 min 58,8 s, record du monde).

En 1925, Gertrude Ederle essaie, en vain, de traverser la Manche à la nage. L’année suivante, elle retourne en France pour relever une nouvelle fois ce défi. Alors que la plupart des connaisseurs de la natation tout comme le grand public doutent fortement qu’une femme puisse accomplir un tel exploit, elle s’élance du cap Gris-Nez, près de Calais, le 6 août 1926, au petit jour ; elle rejoint la côte anglaise sur la plage de Kingsdown, près de Deal, à l’issue de 14 heures et 32 minutes d’efforts dans une mer agitée. Elle améliore à cette occasion le record du monde masculin, établi en 1923 par l’Italo-Argentin Sebastian Tiraboschi, de 1 heure et 59 minutes. Lorsqu’elle rentre à New York, Gertrude Ederle est accueillie comme une star à Broadway. Elle devient alors professionnelle, mais connaît de multiples difficultés. En 1933, elle souffre d’une grave blessure au dos et doit interrompre temporairement ses activités. En 1939, la jeune femme apparaît cependant dans le spectacle Aquacade, organisé par Billy Rose à l’occasion de l’Exposition universelle de New York.

Souffrant de troubles de l’audition permanents depuis sa traversée de la Manche, Gertrude Ederle enseigne par la suite la natation à des enfants sourds et muets. Elle s’éteint le 30 novembre 2003 à Wyckoff, dans le New Jersey.
4. Hélène Boucher
-Hélène Boucher, “La fiancée de l’air”, auteur : Bernard Marck, édition : L’ Archipel Parution : 04/11/2003.

11 août 1934. Enfermée dans le cockpit de son Rafale, à plus de 445 km/h, Hélène Boucher fonce aux commandes de l’ avion-requin et pulvérise le record de vitesse toutes catégories. Trois mois plus tard, à l’âge de vingt-six ans, la Fiancée de l’air s’écrase près du terrain de Guyancourt, après un vol d’entraînement. Une nation entière va prendre le deuil de celle qu’on appellera désormais la Jeune Fille de France . Issue d’une famille bourgeoise, elle aurait pu suivre la voie de son père, architecte de renom. Elle préféra les vertiges de l’acrobatie aérienne, à laquelle l’initia le roi de la discipline, Michel Détroyat. Là-haut, elle se détachait du quotidien terrestre et se jouait de la mort. Hélène Boucher se fit remarquer en février 1933 lors d’un raid France-Irak. Puis elle battit le record d’altitude féminin. En octobre, le public du meeting de voltige de Villacoublay s’enthousiasma pour ses évolutions acrobatiques; elle filait comme une hirondelle un jour d’orage, au ras des arbres , dira l’aviatrice Madeleine Charnaux. Dans cette biographie – la première consacrée à cette figure mythique depuis quarante ans -, Bernard Marck dresse le portrait d’une femme autant que d’une époque : celle des années glorieuses de l’aviation. Biographe de Guynemer et de Mermoz, Bernard Marck est l’auteur d’une Histoire de l’aviation (Flammarion, rééd. 2001). Il a établi et présenté la correspondance inédite de Mermoz : Défricheur du ciel, 1921-1936 (L’Archipel, 2001).

-“Hélène boucher”, auteur Evelyne Morin-Rotureau Editeur Publ.ecole Moderne Francaise Date de parution mars 2005 Collection Histoire D’elles Roman adolescent dès 13 ans (cartonné)

 

5. Florence Artaud

-Florence Artaud : ” Un vent de liberté” mémoires, préface de Olivier de Kersauzon


En 1978, à vingt ans, alors qu’elle n’a ni l’âge requis, ni bateau, ni même un sponsor, Florence Arthaud décide de traverser l’Atlantique en solitaire lors de la première édition de la Route du Rhum. Avec ses petites nattes et son air de sale gosse, elle est néanmoins fermement déterminée à se mesurer aux meilleurs. Après vingt-sept jours d’une formidable aventure qui marquera sa vie entière, elle arrive deuxième de sa catégorie, onzième au classement général, et première femme. Pas mal pour une première fois ! Ce livre est l’autobiographie de celle qui fut dès lors surnommée la ” Petite Fiancée de l’Atlantique “. Un parcours fait de records, de rebondissements et de rencontres. Car pionnière en son genre, personnalité hors norme, elle est la première femme à s’être fait une place dans le monde très masculin de la voile. Florence Arthaud revient aussi dans ce livre, avec la sincérité et l’humour qui la caractérisent, sur son histoire personnelle et une vie placée sous le signe de la liberté.
Date de parution mai 2009 Editeur Arthaud Collection Traversée des Mondes
10 aventurières/exploratrices/rebelles aux conventions

 

1. Anne France d’Auteville
-Et j’ai suivi le vent par Anne-France d’Autheville, édition Payot&Rivages, date de parution 07/09/2017 Edition La découverte.


1972 : Anne-France Dautheville participe à un raid moto entre Paris et Ispahan (Iran), seule femme sur près de cent pilotes. Depuis Ispahan, elle poursuit en Afghanistan puis au Pakistan avec onze motards. Mais des rumeurs circulent dans le milieu : elle serait lesbienne, voire nymphomane, et surtout n’aurait terminé le raid qu’en camion. Furieuse (c’est le début de notre livre), elle débarque à “Moto Revue” et déclare : “Je repars, toute seule !” : Alaska, Afghanistan, Canada, Japon, Australie… Un périple où les rencontres prennent le pas sur les paysages. La fureur de vivre de cette icône “biker” nous fait rêver, avec nostalgie, à cette planète des années 1970 qui était encore un espace ouvert. Anne-France Dautheville est la première femme à avoir fait le tour du monde à moto. En 2016, la maison de couture Chloé a fait d’elle l’héroïne de sa collection automne-hiver

 

2. Nellie bly
-10 jours dans un asile édition Payot, par Nelly Bly, parution en novembre 2016


Engagée en 1887 au journal New World du célèbre Joseph Pulitzer, Nellie Bly se voit confier une mission pour la moins singulière : se faire passer pour folle et intégrer un asile, le Blackwell’s Island Hospital sur Roosevelt Island à New York. Intrépide, courageuse et soucieuse de dénoncer les conditions des laissées-pour-compte, elle accepte le défi et endosse le rôle. Elle reste dix jours dans l’établissement et en tire un brûlot. D’abord publié en feuilleton, ce reportage undercover met en lumière les conditions épouvantables d’internement des patientes ainsi que les méthodes criminelles du personnel. L’oeuvre de Nellie Bly, jusqu’alors inédite en France, marque la naissance du journalisme dit “infiltré” et préfigure les luttes pour l’émancipation des femmes.

 

-Le tour du monde en 72 jours, par Nellie Bly, poche: 216 pages Editeur : Points (8 juin 2017) , Langue : Français


En plein essor du journalisme embarqué, dépêcher un reporter pour battre le record du tour du monde était une bonne idée. Envoyer une femme en était une meilleure encore. Lorsque Nellie Bly entreprend sa circumnavigation en novembre 1889, elle part entièrement seule, chargée d’un unique sac à main de voyage. Son objectif : battre le record fictif de Phileas Fogg, le héros britannique du roman de Jules Verne, Le Tour du monde en 80 jours. C’est Bly qui l’emporte, et le pari risqué du journal New York World se double de l’incroyable chance de pouvoir financer, mettre en oeuvre et promouvoir un phénomène historique unique. Nellie Bly troque son statut de célébrité naissante du journalisme pour celui d’icône américaine, emblème de l’audace et de l’imagination dans un monde de part en part sillonné par les lignes de bateaux à vapeur et les chemins de fer intercontinentaux. A travers ses 34 900 kilomètres parcourus (sans même une robe de rechange !), l’intrépide Nellie rend soudain le monde plus accessible jusqu’à retrouver Jules Verne à Amiens, inventeur de son concurrent fantôme. Elle arrive en gare d’Amiens le 22 novembre à 16 heures et y est accueillie avec enthousiasme par le célèbre écrivain (qui la trouve jeune, jolie, mince comme ” une allumette et d’une physionomie enfantine “). Une iconographie étonnante traduit l’opération publicitaire du quotidien New York World, du jeu de l’oie imprimé pleine page du journal au ticket à découper invitant les lecteurs à deviner, à la seconde près, en combien de temps Bly bouclerait son tour du monde – à la clé, un voyage en Europe. A son retour, on dénombre la somme de 927 433 coupons, le vainqueur, un jeune et séduisant new-yorkais, F. W. Stevens, estime au plus près le temps réel de la révolution de la planète Bly : 72 jours, 6 heures, 11 minutes et 14 secondes. une ode à l’audace et à la détermination sans jamais se départir de son impeccable autodérision.

3. Après Gerda (Broché) de Pierre-François Moreau, éditions du Sonneur, paru le 24 mai 2018

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A la fin du mois d’août 1937, le reporter de guerre Robert Capa débarque à New York par le paquebot. Il a 23 ans, il est déjà veuf : un mois plus tôt, sa compagne photographe Gerda Taro a été tuée lors de la guerre d’Espagne à Brunete, près de Madrid, alors qu’il se trouvait à Paris. Ce séjour new-yorkais est l’occasion pour Robert Capa de s’extraire de son désespoir. Il retrouve sa famille – mère et frère notamment, qui ont fui Budapest –, ainsi que ses amis, dont le photographe hongrois André Kertész qui avait été son mentor à Paris, il tente de se faire engager par le nouvel hebdomadaire Life Magazine.
Mais c’est surtout l’occasion pour lui de mener à bien un projet de livre. Un album à la mémoire de Gerda, intitulé Death in the making, conçu avec André Kertész, pour évoquer en images les douze derniers mois que Capa a passés en Espagne à couvrir la Guerre civile avec Gerda. Sous l’hommage du combat des Républicains espagnols, cet ouvrage raconte aussi – implicitement – leur amour agité, ainsi que leur collaboration où la cause révolutionnaire devint une cause intime.

 

 

 

3. Alexandra David Néel


-Himalayas : Sur les pas d’Alexandra David Neel Relié, paru le 23 novembre 2010, de Priscilla Telmon , édition Actes Sud, Collection : Beaux Livres.
En 1924, après deux ans de voyage et une expédition clandestine de cinq mois, l’exploratrice française Alexandra David-Néel est la première Occidentale à atteindre Lhassa, la capitale du Tibet interdit. Quatre-vingts ans plus tard, c’est à pied et en solitaire que Priscilla Telmon part sur les traces de cette célèbre aventurière. Rien n’a changé, ou presque, sur le “toit du monde”, ni l’interdiction d’y pénétrer, ni la difficulté d’y voyager. Plus de six mois de marche, du golfe du Tonkin jusqu’à Lhassa et aux rivages sacrés du Gange, 5 000 kilomètres d’aventure, de découverte et de cheminement intérieur pour renouer avec le souffle, l’esprit des grandes expéditions passées.

 

4. Anne Bonny
Anne Bonny, femme pirate, de Manfred Theisen, éditeur : Milan (27/03/2003)

 

La biographie romancée d’Anne Bonny, l’une des rares femmes pirates de l’histoire. Fille d’un planteur de Virginie, elle tombe amoureuse d’un pirate qui livre des esclaves à son père. Pour fuir un mariage organisé, elle l’épouse, découvrant alors la dure réalité de la vie des pirates, entre la Jamaïque et Cuba. Bientôt abandonnée par son mari, elle devient la compagne d’un autre pirate et bientôt le vrai capitaine d’un navire. Un jour, elle croise un jeune homme qui se révèle être, en fait, une femme : Mary Read. Devenues amantes, elles doivent lutter contre les navires du roi d’Angleterre. Anne et sa compagne Mary sont capturées. Mais on ne sait rien de la fin d’Anne Bonny : est-elle devenue la femme du gouverneur de la Jamaïque ? rentrée au couvent ? Une légende veut même qu’elle ait continué sa vie de pirate sous une nouvelle identité. Entre roman et biographie, ce livre est un vrai régal. Vivant, coloré, impétueux, le récit entraîne le lecteur dans le monde rude des pirates. Chose rare dans la littérature jeunesse, le texte n’est en rien édulcoré : cruauté, sexualité, mais aussi exploitation des Noirs, corruption des élites sont clairement évoquées. Si les livres sur les pirates sont nombreux, ce personnage féminin – et ce sont surtout les filles qui lisent les romans historiques – n’est en général évoqué que de manière anecdotique. Ici, elle est l’héroïne de sa propre vie, maîtresse de son destin.

-Anne Bonny La tigresse des mers, par Pamela Jekel , édition J’ai lu, paru le 19/08/1999.


Figure de légende, Anne Bonny fut sans doute la première femme pirate de l’Histoire. L’esprit vif, le corps agile, elle séduit sans vergogne les hommes qui croisent son chemin. Aucun, cependant, ne parviendra à dompter cette créature éprise de liberté, irrésistiblement attirée par la grande aventure.
Chassée par son père à l’âge de quinze ans pour avoir épousé en cachette un jeune vaurien, elle fera de sa vie un défi permanent et s’imposera brillamment dans un monde d’hommes, à force de courage et d’heureuses initiatives.
Mais une telle destinée ne va pas sans risques, et peut-être un jour lui faudra-t-il payer au prix fort la rançon de cette existence libre et débridée.

– Femmes pirates : Anne Bonny et Mary Read Poche, paru le 18 juin 2015, éditions Libertalia (18 juin 2015), collection La petite littéraire, de Daniel Defoe (Auteur),‎ Tanxxx (Illustrations),‎ Philippe Mortimer (Traduction).

Fille de famille dévoyée, sublime Morrigan gaélique qui boxe les importuns libidineux, Anne Bonny la bâtarde est la bad girl du couple mythique qu’elle forme avec Mary Read. Les deux plus célèbres femmes pirates de l’histoire partagent, outre le banc d’infamie et les artifices de l’équivoque, quelques mois sensuels et tumultueux à bord du vaisseau dont Rackham était le capitaine. Ce qui les unit, en leur brève odyssée commune, c’est ce courage, cette “valeur” au combat, ce sens de l’honneur dont on feignit de s’étonner à l’époque comme d’une monstruosité. On voyait alors peu de femmes dans les métiers d’armes, mais on trouvait déjà beaucoup de lâcheté parmi les hommes de tout emploi.
5. Phoolan Devi
-Phoolan Devi, par Marie-Thérèse Cuny


.Résumé : Phoolan Devi fait partie de ces rares personnages qui, de leur vivant, semblent tout droit sortis d’une légende… Née au coeur de l’Inde dans une famille de basse caste, elle est destinée à l’esclavage de l’ombre. Mariée à onze ans à un homme trois fois plus âgé qu’elle – abandonnée puis violée avant d’être enlevée par des hors-la-loi -, elle se rebelle et devient la célèbre reine des bandits. Pendant trois ans, à la tête d’une véritable armée, elle a frappé l’imagination d’un continent tout entier, volant aux riches pour donner aux pauvres, à la poursuite d’une vengeance jamais assouvie contre la brutalité des hommes… Pour toutes les femmes du monde, Phoolan Devi est le symbole de la révolte et du combat. Son témoignage est une main tendue à toutes les humiliées du monde.
-Film, la reine des bandits, sortie le 26 juillet 1995, de Shekahar Kapur, film Indien et Britannique, interdit au moins de 12 ans : évocation de l’épopée sanglante, de la reddition, puis de la libération ‘une mythe vivant, Phoolan Devi, femme hors la loi la plus célèbre et la plus redoutée de l’Inde.

 

6. Mata Hari
-Mata Hari, l’espionne , de Paulo Coelho (Auteur) Paru le 16 novembre 2016 Roman (broché), éditions Flammarion.


L’espionne, c’est Mata Hari, condamnée en 1917 pour espionnage au profit de l’Allemagne puis fusillée après une parodie de procès. Paulo Coelho s’empare de la légende pour narrer le destin exceptionnel d’une femme non moins exceptionnelle. On reconnaît tout le talent de l’écrivain quand il retrace le contexte historique et qu’il plonge ses personnages au cour des évènements. On y croit et l’on s’y croit. Danseuse, courtisane, agent des services secrets, Mata Hari reste encore aujourd’hui un mystère, une figure insaisissable. L’espionne célèbre la liberté chèrement payée.

-Mata Hari innocente! Auteur(s) : Russell Warren Howe , édition : L’ Archipel, paru le 05/09/2007


Résumé :
En cette aube du 15 octobre 1917, le brouillard qui flotte sur Vincennes tarde à se dissiper. Le peloton d’exécution s’avance. ” En joue ! ” Un jeune officier au teint pâle lève son sabre. Lorsqu’il l’abaisse, onze coups de feu éclatent. Condamnée à mort pour intelligence avec l’ennemi, la plus célèbre ” espionne ” de la Grande Guerre s’écroule. Il est 6 h 12. Espionne Mata Hari ne l’a jamais été. Les pièces auxquelles l’auteur a eu accès, jusqu’alors classées ” confidentiel défense “, démontrent que le dossier fut délibérément falsifié à des fins ” patriotiques “. Mata Hari fut une victime expiatoire. Elle fut aussi la victime d’une morale bourgeoise qui condamnait la liberté des femmes… Car, libre, Mata Hari le fut. Après son divorce d’un officier de l’armée coloniale qu’elle accompagna aux Indes néerlandaises, elle devint danseuse orientale, puis courtisane, sillonnant les villes d’Europe, multipliant protecteurs et amants. Trop, sans doute… Russell Warren Howe livre enfin la vérité sur cette femme au destin tourmenté et mystérieux. Les documents exceptionnels reproduits dans cet ouvrage permettent pour la première fois de reconstituer les derniers mois d’une innocente.
Biographie:
Né en Angleterre, Russell Warren Howe a étudié l’histoire française à la Sorbonne. Journaliste, il a été le correspondant pour l’agence Reuters, The Sunday Times et The Washington Post, et le président de l’Association des journalistes politiques américains. Auteur de quelque vingt essais et biographies, il se consacre aujourd’hui entièrement à l’écriture. Le général André Bach, qui signe la préface de cette biographie, est l’ancien directeur du Service historique de l’année de terre. Il a, entre autres, publié Fusillés pour l’exemple – 1914-1915 (Tallandier, 2003).
-Mata-Hari , les vies innocentes insolentes de l’agent H21, éditions Gallimard, Bruno Fuligni (Auteur) Paru le 12 octobre 2017 Beau livre (relié)
L’auteur retrace la vie et la personnalité de Mata Hari, danseuse et espionne néerlandaise à partir des archives de la Défense et d’une abondante documentation

11 Guerrières/Figures emblématiques
1. Jeanne d’Arc
Jeanne D’arc, une biographie de Prosper de Barante, édition Grancher, paru le 02/09/2013)

Résumé :
Des centaines d’ouvrages ont été publiés sur jeanne d’arc. Mais on considère le plus souvent Prosper de Barante comme le meilleur historien de Jeanne d’Arc. Il est aussi le plus agréable à lire, car cet ancien ambassadeur de France à Turin et à Saint-Pétersbourg écrit non à la manière d’un universitaire, mais au contraire avec brio, inventivité et style. Citons par exemple son contemporain Césena : Garante écrit l’histoire à la façon des grands coloristes de l’école vénitienne : au lieu d’un tableau sur la toile, c’est un tableau en livre, tableau vivant où l’on voit passer les hommes et les choses dans leur réalité.” Prosper de Barante (1782-1866) est l’auteur entre autres de la célèbre Histoire des Ducs de Bourgogne de la maison de Valois (1824-1826) en treize volumes, considérée comme une référence aujourd’hui, de l’Histoire de la Convention nationale (1851-1853) en six volumes, ou encore de l’Histoire du Directoire (1855) en trois volumes. Prosper de Barante fut préfet, conseiller d’Etat, député de la Loire, et élevé à la qualité de Pair de France en 1815. Il devient membre de l’Académie Française en 1828, élu pour la qualité de ses écrits, tous d’essence historique. Le Jeanne d’Arc de Barante est un classique de la littérature française, qui n’avait jamais été réédité depuis des décennies. Le lecteur trouvera ici un texte éblouissant, d’une modernité étonnante quant à la conduite du récit, sur une des plus grandes figures, et des plus mystérieuses, de notre Histoire.
2. Les Amazones – Quand les femmes étaient les égales des hommes (VIIIe siècle av. J.-C. – Ier siècle apr. J.-C.)*


Quand les femmes étaient les égales des hommes Adrienne Mayor (Auteur) Paru le 7 septembre 2017
Depuis l’Illiade (VIIIe siècle av. J.-C.) jusqu’à Pompée et ses expéditions militaires en Orient (Ier siècle av. J.-C.), en passant par Alexandre le Grand, les mythiques Amazones ont toujours fasciné les Grecs, puis les Romains : des guerrières qui rivalisaient avec les héros grecs par leur courage et leurs prouesses militaires, mais qui ressemblaient aussi aux Barbares – la légende disait qu’elles se coupaient le sein gauche pour tirer à l’arc et qu’elles se débarrassaient de leurs enfants mâles.
Mais les Amazones sont-elles seulement un mythe, un fantasme terrifiant inventé par les Grecs et les Romains ? Que peuvent-elles nous apprendre sur la réalité des civilisations avec lesquelles les Grecs étaient en relations commerciales ou guerrières ?
Dans ce livre qui fera date, Adrienne Mayor révèle que les Amazones trouvent leur origine dans la réalité historique et met à bas le mythe selon lequel il n’y aurait jamais eu de femmes guerrières. Les découvertes archéologiques faites dans ces immenses étendues où nomadisaient les Scythes – et donc les Amazones décrites par Hérodote – ont permis d’identifier sans doute possible les restes de guerrières mortes au combat. On a longtemps cru qu’un squelette accompagné d’armes était celui d’un homme. Les analyses modernes (en particulier génétiques) montrent que c’est faux dans un nombre considérable de cas !
Il n’y a jamais eu de guerrières se mutilant la poitrine ou tuant leurs fils, mais il y a eu des tribus scythes où les femmes combattaient à l’égal des hommes. Adrienne Mayor se lance à leur poursuite et nous invite à un fabuleux voyage historique jusqu’aux confins de la Chine.

Résistance
1. Danielle Casanova
-Danielle casanova l’indomptable, P. Durand (Auteur) Paru en octobre 1990 broché , P. Durand (Auteur) Paru en octobre 1990 broché

Une biographie de celle qui mourut à Auschwitz, après avoir joué un rôle éminent dans la Résistance, et le mouvement de la jeunesse et des femmes.
-Danielle Casanova, une vie, de Christiane Schapira (Auteur) Paru en mai 2005 Biographie (broché), éditions de L’Amandier.
“…. Et tout ce qui reste en vous de naïveté vraie, de capacité à éprouver très fort remonte irrésistiblement et prend à la gorge [… ] Par des lettres adressées par une femme à une femme et ne parlant que de femmes constituées en choeur de femmes détenues à Birkenau. Et que tout cela, poétique au sens vrai du mot, c’est à dire, disant métaphoriquement la vérité, avec une véritable exactitude me touchait au foie comme soixante ans plus tôt, jeune homme, je l’avais été quand, dans les petites éditions clandestines des Editions de Minuit, je lisais Aragon et Eluard sans même savoir que c’est eux que je lisais. Totalement historique et a historique.Osant “La Marseillaise” et parlant des “Boches” sans le moindre ridicule. Totalement optimiste mais avec des mots à chaque fois lestés du poids de l’horreur absolue du quotidien des camps. La vie “d’avant” revécue de plus en plus fort par “LELLA”, Danielle CASANOVA, pour résister à la mort. La vie, triomphant finalement de la mort dans cette mort même.Et on se dit que ça ne va pas pouvoir durer comme ça jusqu’au bout du manuscrit, dans cette naïveté première soigneusement calculée. Et ça dure.Maîtrisé jusqu’au dernier mot. Et théâtral.”Marcel BLUWAL

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